jeudi 28 avril 2011

Lenny Harold - The Journal of Wonders (Tale of the phoenix in the moon labyrinth)

http://bandcamp.com/files/25/55/2555837546-1.jpg

http://www.lennyharold.com

Origine du Groupe : North America

Style : Alternative , Nu-Soul , R&B

Sortie : 2011



From Official Site :



Emerging artist Lenny Harold is set to release his exciting debut album—a work of art which will undoubtedly capture the minds and hearts of music lovers worldwide.



“The Journal of Wonders: Tale of the Phoenix in the Moon Labyrinth”— prepared to be released on March 22nd, 2011— is an eclectic mixture of R&B and Soul with delicate hints of Pop and Smooth
Jazz that will grab any listener’s attention from start to finish— a unique sound which the artist himself has coined as “hybrid soul.” The album consists of 14 original songs from Lenny;
production by Cass Maya, Taylor Ryan, and Solomon Cortes of WMC Productions; and the support of renowned musicians responsible for some of the greatest hits in mainstream music history.



Already having numerous accomplishments under his old moniker “CHANJ,” Lenny is an established artist in his own right, having worked with actor/vocalist Jamie Foxx, producer Teddy Riley, and
singer/songwriter Marsha Ambrosious—whose ballad “Say Yes” would spark his rise to Apollo championship and industry discovery. After putting his own stamp on the song, Lenny has generated a solid
fan base in the states and gained notoriety through his fascinating performances across the world.



The 2011 release of Lenny’s debut album is a highly anticipated point in his career. “I’m excited about this project!” he explains, “I’ve collaborated with genius musicians and songwriters that
captivate and describe the heart in ways not yet understood. The honesty of this album will give everyone a way to relate to it…”



Beautifully representing his raw talent and soulful charisma, “The Journal of Wonders” is destined to leave a lasting impression across all genres— stylishly artistic and exemplary of musical
genius.





Executive Produced by Cass Maya

BlackBelt Music Group

Marketing & Branding by Forrest Renaissance

WMC/AM Studios

Recorded at AM Studios

Mixed by Yaron Aldema at AM Studios

Mastered by Mark B. Christensen

Assisted by Raphael Fiorda

at Engine Room Audio, NYC



Tracklist :

1.The Phoenix Cry 02:38

2.It's not ok 04:26

3.Helpless 03:55

4.Couture 03:13

5.I need you (Interlude) 01:35

6.There it is 04:37

7.Surprise 05:15

8.In my arms 04:17

9.Understand me 03:38

10.Fascination 02:45

11.Waiting on yesterday 07:15

12.Voodoo 03:40

13.Secret Love 04:51   

14.Love at the end 05:37

mp3

Nobody - Soulmates

http://www.dustygroove.com/images/products/n/nobody~~~~~_soulmates_101b.jpg

http://www.myspace.com/nobodyelvin

Origine du Groupe : North America

Style : Abstract Hip Hop

Sortie : 2000



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Par codotusylv pour http://www.fakeforreal.net



Tout commence vers 1998, quand Mike Nardone tombe sur une cassette d'instrumentaux concoctés par un californien quasiment inconnu. Séduit, le disc-jockey et animateur radio culte fait découvrir
l'objet aux gens d’Ubiquity Recordings, qui décident de signer l’auteur. Elvin Estela alias Nobody enrichit alors cette petite compilation de travaux personnels. Et c’est un peu plus tard, en
2000, que sort un album amené à devenir une référence du hip hop instrumental, Soulmates.



L’album a été prisé à sa sortie, et plus encore après, mais il n’a pas connu pour autant d'accueil triomphal. C’est qu'il ne s'y prêtait pas. Soulmates était un disque discret et sans coup
d’éclat, une longue suite contemplative et travaillée, un album très jazz, mais dans l’esprit plutôt que dans le son. Au lieu de donner dans les saxos, trompettes et pianos archi-rabâchés par le
rap des années 90, Nobody a nourri son hip hop de chambre de groove lent, de space rock et de pop psychédélique 60’s, l’une de ses marottes, qu’il développera davantage encore quelques années
après sur son second album, Pacific Drift.



Cela aboutit à quelques pièces absolument superbes, comme la bien mal nommée "Monotone" et son piano, ou comme le magistral "Green Means" et sa guitare montée de percussions, au passage les deux
seuls titres qui se rapprochent de ce qu’un Shadow aurait pu proposer. Soulmates nous offrait également des plages plus originales, comme "Sixth Sense" et sa lente guitare mélancolique, comme
"Outbreak" et ses boucles de guitares parcourues d’un son étrange, puis de flûtes, ou comme les clochettes de "For Those who Never Dream". Tout cela était irréprochable. Tout juste notait-t-on
quelques titres de trop, quelques plages qui sombraient du mauvais côté de la musique molle du genou ("Syde Tryps", "Tone Therapy") et qui venaient un peu gâcher la fin du disque.



Nobody excellait sur les instrumentaux, mais pas seulement. Les titres rappés dont il avait parsemé son disque étaient du même niveau. Il faut bien dire qu’il n’avait pas convoqué n’importe qui.
Outre Medusa, le beatmaker s'était arrogé les services des membres les plus éminents du Project Blowed, soient Abstract Rude (pour "Inner Eye", le moins mémorable des morceaux rappés), Aceyalone
en solo sur "Faces of the Deep" et la Freestyle Fellowship au complet sur un convaincant "Planets Ain’t Aligned", sans omettre un 2Mex à l’époque davantage connu par les Visionaries qu’en son nom
propre, et qui se distinguait sur l’orientalisant "Shades of Orange". Tous ces "soulmates" étaient venus apporter à Nobody la petite cerise sur le gâteau, des voix et des paroles à une musique
qui n’en avait pas grand besoin et qui, à quelques minutes superflues près, frisait la perfection.



Tracklist :

1. prologue

2. for those who never dream

3. leading to the one

4. fiend of the fix (feat. medusa)

5. sun child

6. outbreak (extended solo version)

7. monotone

8. land loop

9. shades of orange (feat. 2mex)

10. noziroh

11. green means

12. sixth sense

13. planets ain't aligned (feat. freestyle fellowship) (oscillations version)

14. syde tryps

15. tone therapy

16. inner eye (feat. abstract rude)

17. epilogue

18. faces of the deep

mp3

Russian Red - I Love Your Glasses

https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgYMnpT1Ux3w-sSb8g29X5O9KxPc6iybJ3G-rKxE8IG0mJBXXK3Jr6wsFtRor4MkBvMYfhOnjKx6FltJeQm4wDWsoYKIMNDOu7P0qWF9iE5AhuLYsFau4qDutw0f3m9XH49kr155ISD2MVc/s400/Folder.jpg

http://www.russianred.es

http://www.myspace.com/russianready

Origine du Groupe : Spain

Style : Folk , Acoustic

Sortie : 2008



Par Thierry pour http://jazzbluesandco.over-blog.com



Vous avez toujours rêvé de musique folk espagnole ...?



Russian Red , avec son album I love your glasses l'a fait pour vous !



La première écoute de ce disque m'a donné l'impression de passer 45 minutes dans un rêve éveillé. En fait, 45 minutes multipliées par deux puisque j'ai relancé le disque immédiatement, même pas
gêné par la reprise du Girls just want to have fun (de Cyndi Lauper) à la guitare acoustique qui conclut l'album.



Bien au contraire, dois-je avouer en rougissant.



En un mois et demi, j'ai dû écouter  ce disque une cinquantaine de fois (Madame aime beaucoup également), délaissant par là-même des disques probablement plus intéressants et exigeants.



I love your glasses se fera très probablement descendre en flèche par la presse musicale intellectuelle et bien pensante si cette dernière daigne un jour s'attarder sur son cas. Peu importe, il
restera pour  moi l'un de ces  "disques secrets" que je n'aurai même pas honte d'aimer.



Trève de bavardages ... et passons aux choses sérieuses.



I love your glasses est donc le premier disque de Lourdes Hernandez accompagnée de son groupe Russian Red  et nous offre une collection de 12 joyaux, tous plus brillants les uns que les
autres.



Espagnole fière de ses origines, elle a néanmoins judicieusement choisi de chanter en anglais. Merci ;-)



Je n'ai rien contre l'espagnol, bien au contraire, mais il me faut avouer que la musique folk interprétée dans la langue de Miguel Indurain (on a les références que l'on mérite) n'est pas ma
tasse de thé.



La voix de Lourdes, si elle évoque par moments, toutes proportions gardées, les bizarreries vocales que l'on peut retrouver chez ses petites camarades de jeu Marissa Nadler et Joanna Newsome,
fait presque immédiatement écho à celle de Katie Melua.



Mais, au contraire des albums quasi sans saveur de Katie Melua qui ne sont rien d'autres que des successions de singles destinés à la diffusion commerciale, I love your glasses propose une unité
et une cohérence bien plus importantes.



Rien d'essentiellement révolutionnaire certes, mais pourquoi bouder un plaisir quand il est simple et innocent comme celui proposé par ce disque ?



Quelques grammes de bonheur dans un monde de brutes.

 








Tracklist :

01 - Cigarettes

02 - No Past Land

03 - They Don't Believe

04 - Gone, Play On

05 - Hold it inside

06 - Nice thick feathers

07 - Take Me Home

08 - Kiss My Elbow

09 - Walls Are Tired

10 - Timing Is Crucial

11 - Just like a wall

12 - Girls just wanna have fun

mp3

La Phaze - Psalms and Revolution

http://www.isaidahip.fr/wp-content/uploads/2011/03/LA-PHAZE-Psalms.jpg

http://www.laphaze.com

http://www.myspace.com/laphaze

Origine du Groupe : France

Style : Alternative Fusion , Punk Rock , Drum & Bass , Hard Pop , Ragga

Sortie : 2011



Par Evelyne pour http://www.adnsound.com



Le dernier album de La Phaze est arrivé ! Je me calme, je respire et je revêts mon habit froid de chroniqueuse qui va oublier le temps de ces quelques lignes qu’elle est dingue de ce groupe.
Donc, La Phaze, depuis Miracle paru en 2008, j’étais à l’affût, impatiente, et Psalms and Revolution est là. Plus de trois ans d’attente, mais, entre temps, les membres fondateurs du groupe ont
été bien occupé, le guitariste, Arnaud Fournier est parti accompagner la chanteuse du projet Clytem Scanning sur scène, quant à Damny Baluteau, le chanteur, il a fait un tour du côté du « Bal des
Enragés » et nous a, au passage, gratifier d’un très bel album solo (objectivité, objectivité, objectivité…).



Je l’avoue, la première écoute m’a déconcertée, le groupe donne l’impression de reproduire le même schéma que ses albums précédents. La Phaze se caractérise par un mélange de punk, drum and bass,
rock, bien identifiable et on le retrouve ici, sans ajouts ou renouvellement apparent. Je persévère, et je finirais bien par considérer qu’il s’agit du seul défaut du disque. C’est avec plaisir
qu’on retrouve le chant toujours plus affuté et ses lyrics coup de poing, notamment sur « The Battle » (premier single à sortir en duo avec Zhi de Puppetmastaz), Psalms and Revolution, vaguement
inspiré far-west et Magnetism !



L’album est quasi-exclusivement en anglais à l’exception du très sombre Temps de chien, qui évoque la mort, le meurtre, The Battle et Saints … En définitive, les dix titres proposés par La Phaze
s’avèrent plus qu’efficaces, alors oui, la recette est la même, mais le plaisir est toujours là, bien insensible celui qui ne remuera pas en les écoutant ! Un peu d’amour quand même avec
Searching for you, paroles simples voire répétitives, d’une manière générale, c’est ce que l’on peut constater avec l’écriture en anglais, moins riche que les textes produit en français. Juste un
bémol pour Control Panel, qui dénote un peu de l’ensemble…



En ce moment le groupe se produit en Espagne et courant avril repasse par la France, guettez les dates sur leur MySpace, sur scène vous allez assister à une explosion, ils vont vous emporter dans
leur sillage, ces garçons sont des piles électriques !

 







Tracklist :

01. Dedicated life

02. The Battle

03. Psalms and revolution

04. Magnetism

05. Control panel

06. Searching for you

07. Secure world

08. Temps de chien

09. Saints

10. No place for us

mp3

Rxnde Akozta - Zangre, Zudor & Lagri +

https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjaUiCSlMU11LWKhtkwkpLgXmCb_B0jqa1In_DtM1QwG0g0oDjw8-EvDSA3EVCyZudYCPI6r9BDFpBApnBPSq1cfkryef5iLEjPfz2KYAFejD0WNzQ0ANsA_vgEYC9aEnxxChJn5j2ql2Zi/s400/cds1.jpg

http://www.myspace.com

http://www.facebook.com

Origine du Groupe : Cuba

Style : Hip Hop , Rap

Sortie : 2008



By http://www.cdbaby.com



Segunda placa de Rande publicada por Discográfica Pilla, “Zangre, Zudor & Lagri+” es un disco grabado en europa en su totalidad, pero con la cabeza, el lapiz y el pulmon viendo hacia la
habana y la situacion que el Mc cubano vive actualmente como emigrante.



Tracklist :

01. ZANGRE ….música: el lapiz

02. bien venidos / yo no se mucho ….música: el lapiz/26musas

03. refugiado ….música: rxnde akozta

04. lo primero ….música: el lapiz

05. no se trata ….música: el lapiz

06. cuando…. ….música: el lapiz

07. ZUDOR ….música: el lapiz

08. traidor? ….música: el lapiz

09. basta Ya ….música: papa humbertico

10. nueva yo / otro dia ….música: el lapiz / tino

11. jodidos basycos + base y contenido ….música: kapooto

12. rx.nde ….música: afromack [Click to listen] rxnde

13. LAGRI+ ….música: afromack

14. zangre, zudor & lagrimas (el himno) ….música: el lapiz

15. zangre, lagrima & zudor ft. r two ….música: yallzee

16. despedida

mp3

Charles Bradley - No Time for Dreaming

http://www.rap-n-blues.com/wp-content/uploads/2011/01/Album-Stream-Charles-Bradley-No-Time-For-Dreaming-Tracklist-Cover.jpg

http://www.myspace.com/charlesbradleymusic

Origine du Groupe : North America

Style : Soul , Funk

Sortie : 2011



Par Julien Renou pour http://www.wegofunk.com



Longtemps entre-aperçu, trop longtemps espéré, Dunham sort enfin le premier album de Charles Bradley.



Le label du guitariste des Dap-Kings, Tom Brenneck, nous avait distillé depuis deux ans quelques titres, juste de quoi nous faire saliver.

Découvert par Gabe Roth (un des fondateurs de Daptone Records) après un show à Big Apple, c'est sous l’égide du label New Yorkais que Charles Bradley commence par chanter de la bonne vieille funk
avec les Sugarman 3 et les Bullets. Mais c’est avec Tommy « TNT » Breneck que son répertoire s’oriente vers la soul et l’album prend forme au bout de deux ans, rassemblant ses premiers singles et
quelques titres rodés en live.



La première écoute suffit pour savoir à quoi on a affaire, une soul profonde accompagnée parfaitement par le Menahan Street Band. Et ne vous fiez pas à cette mine réjouie qu'il arbore sur la
pochette,Charles Bradley est triste et veut nous le faire savoir avec No Time For Dreaming. Ce premier opus débute avec le titre This World (Is Going Up in Flames), pour finir avec Heataches and
Pain, confirmant tout au long de l’album l’immense talent de Charles Bradley. Ce dernier titre raconte l’histoire du meurtre de son frère et à l’entendre on se dit sans nul doute que si la
tristesse devait parler, elle passerait à coup sûr par ce type là. Enfin comme tout bon disque de soul, il n’oublie pas quelques « love songs » où Charles ne chante pas l’amour, il le crie (Lovin
You). Ajoutez à tout ça un ou deux titres qui renouent un peu avec la soul engagée d’un Curtis Mayfield, avec les morceaux les No Time For Dreaming et Why Is it so Hard, vous aurez alors un des
meilleurs albums soul du troisième millénaire. Les arrangements de Tom Breneck servent parfaitement d’écrin à la voix brute et profonde de Charles Bradley et le son s'inscrit dans la pure
tradition Daptone.



La légende raconte que c ‘est en allant voir un concert de James Brown à l’Appolo en 62 que lui est venue l’idée de chanter.... même là-haut le Godfather continue de nous procurer bien du
plaisir.









Tracklist :

01. The World (Is Going up in Flames)

02. The Telephone Song

03. Golden Rule

04. I Believe in Your Love

05. Trouble in the Land

06. Lovin’ You, Baby

07. No Time for Dreaming

08. How Long

09. In You (I Found a Love)

10. Why is it so Hard?

11. Since Our Last Goodbye

12. Heartaches and Pain

mp3

Apollo Cream - The Last Beer Beat Tape

http://bandcamp.com/files/65/82/658248101-1.jpg

http://www.myspace.com/ilsooge

Origine du Groupe : Italia

Style : Abstract Hip Hop

Sortie : 2009



Produced by Apollo Cream for Bari Beat Bandits



Tracklist :

1.Vuoi? 05:54

2.Cocoa Sun 02:21

3.Apollo Capdann 03:54   

4.Glock Away Skit 01:14

5.Tu Fait 05:33

6.Bapeppe Skit 01:28   

7.Le 3 03:12

8.Da Mo Vale 01:17

9.La Testa Del Maiale 07:16

10.Cerotti 04:48

11.Ma Laif Skit 02:05   

12.Alc Mainetti 04:32

13.Mezz A Via 01:38

14.Gonzo 06:23

15.G-Tank 02:29   

16.Me 06:57

mp3 FREE DOWNLOAD

Tune-Yards - W H O K I L L

https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEicWXyjuKFlc1JGN_-SGD2Py5Y2GvK4h_b1-M9n8TpiYjMs29vYABx0dZKAPE3jxqFeLBU9I-4FSmub-0jUYYnciPT6RGOpKSVOCO6WCIqPTRZbdMRwZFj8mEeWy2vZqKXIQy8OLqDAgZo/s1600/Tuneyards-album-Whokill-2011_www.lylybye.blogspot.com.jpg

http://tune-yards.com

http://www.myspace.com/tuneyards

Origine du Groupe : North america

Style : Alternative Fusion , Experimental , Psychedelic , Indie

Sortie : 2011



Par http://groundcontroltomajortom.typepad.com



« Lady and Gentlemen, Merrill is performing… ». C’est ainsi que Merrill Garbus, tête pensante de Tune-Yards nous ouvre les frontières de son nouveau pays avec le morceau My Country. Un pays
coloré et métissé qui s’intitule bizarrement Whokill. En 2009 avec Bird-Brains, Merill avait surprit tout le monde avec son freak folk décoiffant et dégingandé. Alors que les morceaux étaient
malheureusement mal servis par une production un peu trop lo-fi, Whokill gagne en ampleur grâce à un son plus propre et une maturité plus souveraine. La folie est toujours présente et comblera
toutes les oreilles avides de sonorités aventureuses. Véritable miroir de l’excentricité de Merrill Garbus, les compositions passent allégrement d’une rythmique tribale et éruptive (My Country,
Doorstep) à une ballade folk bricolée (Powa, Wooly Wolly Gong) en passant par des chemins de traverses incontrôlables comme Gangsta ou avec l’africanisme de Bizness. A la fois plus présentable
dans la production et plus audacieux dans l’écriture, Whokill permet à Tune-Yards de passer haut la main le « difficile » cap du deuxième album tout en permettant à Tune-Yards de devenir en
quelque sorte le chantre d’une diversité musicale intelligente.

 





Tracklist :

01 - My Country

02 - Es-So

03 - Gangsta

04 - Powa

05 - Riotriot

06 - Bizness

07 - Doorstep

08 - You Yes You

09 - Wolly Wolly Gong

10 - Killa

mp3

Spectateur – Souvenir EP

http://www.musicavermella.com/img/covers/front_2.jpg

http://www.myspace.com/chezpier

http://www.musicavermella.com

Origine du Groupe : France

Style : Electro , Downtempo , Ambient , Electronica

Sortie : 2011



From http://www.musicavermella.com



Let's start the year in the better way. In front of you a new artist from Musica Vermella, a young French guy, with references in labels like Fresh Poulp Records with his aka "Pier". Now giving
us this magic and magnificient EP with his more experimental aka "Spectateur". An original mixture between abstract hip hop, indie and electronica, with 5 amazing tracks, to properly get
introduced in 2011.



Tracklist :

01 - Alors Elle Ferma Les Yeux

02 - Bouillonnement

03 - Courir

04 - Souvenir

05 - Gris

mp3FREE DOWNLOAD Llicències, autories i referències
(MV012)
(56 KB)

No Blues - Hela Hela

http://perlbal.hi-pi.com/blog-images/229815/gd/129898840609/NO-Blues-hela-hela-2011.jpg

http://www.noblues.nl

http://www.myspace.com/nobluesnl

Origine du Groupe : Nederland

Style : Blues World Music , Folk

Sortie : 2011



Par http://alternativesound.musicblog.fr



No Blues est un groupe qui sévit depuis 2005, avec désormais quatre albums à leur actif. Et pourtant je viens juste de les découvrir grâce à leur formidable nouveau disque, "hela hela". La
mixture musicale de ce quintet, dans lequel on retrouve des musiciens hollandais (voix, guitare et batterie), palestiniens (oud, violon) et soudanais (percussions), est qualifiée d'"arabicana",
c'est à dire un délicieux et harmonieux mélange de blues rock et de musique arabe. Le chant en anglais et en arabe, allié aux mélanges d'instruments issus des deux cultures ont permis la totale
réussite de ce métissage. Cette fusion a déjà été fait par d'autres, notamment par Justin Adams & Juldeh Camara, mais le rendu a rarement été aussi jouissif qu'ici. Le quintet mélange les
cultures et les influences avec brio, un peu comme si le désert du Sahara se trouvait dans le Tennessee.



Malgré une légère baisse de niveau sur la fin du disque (on se serait bien passé de "consolation" qui serait parfait en fond sonore d'un restaurant asiatique), "hela hela" est un petit bonheur
musical à se procurer les yeux fermés.

 





Tracklist :

01.Long Legged Woman

02.Le

03.Waywack

04.Longa Riad

05.Hela Hela

06.Be Good, Do Good

07.Breaking The Chain

08.Empty Bottle

09.The Whisper

10.Consolation

11.Digging A Grave

12.Farah

mp3

Molodoï - Dragon libre

http://rp002.free.fr/jaquettes/molodoi_dragonlibre.jpg

http://www.myspace.com/ltdmolodoi

Origine du Groupe : France

Style : Punk Rock Ska

Sortie : 1991



Wikipedia
:



Molodoï est un groupe de punk français formé par François des Bérurier noir au chant, Nanouche à la basse, Spirou à la guitare et à la boîte à rythmes, Nino, Vincent puis Fred à la batterie et
Pascal Kung Fu au saxophone. Le groupe (dont le nom signifie « jeune » en russe) est né en 1990 et s'est séparé 6 ans jour pour jour après sa création, le 20 septembre 1996.



Leur titre le plus connu du grand public est « Âme errante », extrait de l'album Tango Massaï en 1995.aventures.



Tracklist :

1. Vent d'Est

2. Jeune Irlande

3. A Poil les Militants

4. Harkis

5. Okinawa

6. Génération Destruction

7. U.H.T.

8. Graine de Violence

9. Amazone Hoa-Hao

10. Quartiers du Monde

11. Piranha

12. Dragon Libre

13. Détresse

14. Soleil et Acier

15. Nations en Flammes

mp3

mardi 26 avril 2011

Comment Washington veut sortir d’Afghanistan

Par Alain Gresh
pour http://blog.mondediplo.net

Les crises dans le monde arabe ont fait passer au second plan et la guerre en Irak et celle en Afghanistan. C’est dommage, et il y aurait beaucoup à dire sur la manière dont le gouvernement « démocratique » de Bagdad traite les manifestants qui réclament plus de libertés et de démocratie, comme au Bahreïn, en Syrie ou en Algérie ; beaucoup aussi à dire sur la manière dont le gouvernement kurde, protégé depuis 1991 par les puissances occidentales et qui aurait eu largement le temps d’élargir la démocratie, impose un ordre autoritaire à travers deux partis qui se partagent le pouvoir et les richesses.

En Afghanistan, où des élections truquées ont permis au président Hamid Karzaï d’être réélu et de disposer d’une chambre à sa botte, il est clair depuis plusieurs années que la stratégie occidentale est en échec. Bien que feutré, le débat se déroule aussi bien en Europe qu’aux Etats-Unis. Et il se fonde sur une idée, le retrait des troupes étrangères d’Afghanistan.

Si l’on en croit le journaliste pakistanais Ahmed Rashid, un des meilleurs connaisseurs de l’Afghanistan, l’administration américaine a désormais, après un long débat, une position unifiée sur la guerre qui s’y mène. Il l’a écrit dans un article du Financial Times, « How the US intends to end the war with the Taliban » (19 avril).

« Après deux années de disputes internes et de rivalités, l’administration Obama est pour la première fois unie pour intensifier ses discussions secrètes avec les talibans. Elle veut aussi élargir les pourparlers aux pays de la région, notamment le Pakistan, qui détient la clef d’un règlement pacifique, alors que les Etats-Unis et l’OTAN se préparent à retirer leurs troupes en 2014. »

Prenant en compte le désir de la plupart des 49 Etats de la coalition de retirer leurs troupes, de l’hostilité grandissante des opinions publiques occidentales (en premier lieu celle des Etats-Unis) à la guerre, du coût de celle-ci (deux milliards de dollars par semaine !), l’administration Obama cherche à sortir de l’impasse en discutant avec les talibans. De premiers contacts avaient été pris, mais il était difficile de savoir si les personnes présentes étaient vraiment représentatives.

Washington aurait donné son accord à ce que les talibans ouvrent un bureau officiel dans un pays du Golfe (ou en Turquie). « Cela marquerait un tournant décisif dans une stratégie vieille d’une décennie » d’isolement des talibans. Ce bureau pourrait ouvrir des négociations avec le gouvernement afghan, mais aussi avec les Etats-Unis. Et si les pourparlers avançaient, ce bureau pourrait être installé en Afghanistan.
Après d’âpres débats internes, l’administration Obama aurait décidé d’utiliser les bons services des militaires pakistanais. Les relations entre les Etats-Unis et le Pakistan sont tendues, les premiers accusant les seconds d’aider en sous-main les talibans (ce qui n’est un secret pour personne), les seconds reprochant aux premiers de ne pas les associer à leur vision de l’avenir de l’Afghanistan. Le rapprochement, encore hypothétique, nécessitera aussi une détente entre l’Inde et le Pakistan pour les amener à collaborer sur le dossier.

Plus spectaculaire encore, Washington a abandonné les deux préconditions à l’ouverture de négociations avec les talibans : la rupture de leurs relations avec Al-Qaida et l’acceptation de la constitution afghane, les deux devant être le résultat des pourparlers. Cela vous rappelle quelque chose ? Pourquoi Washington (et Paris) n’abandonnent pas leurs préconditions à l’ouverture d’un dialogue avec le Hamas qui, lui, lutte contre Al-Qaida ?

Selon Ahmed Rashid, deux échéances permettront de se faire une idée plus claire des intentions des Etats-Unis : le discours du président Obama en juillet avec le premier retrait de soldats américains d’Afghanistan ; une conférence en Allemagne en décembre, qui marquera le dixième anniversaire de celle de Bonn qui avait exclut les talibans : ceux-ci seraient cette fois invités à s’y joindre.

Ainsi, il aura fallut dix ans de guerres, de destructions, des milliers de morts, pour arriver à une conclusion écrite d’avance : il ne peut y avoir de solutions étrangères imposées par la force au peuple afghan. Britanniques et Soviétiques en ont fait l’expérience ; c’est au tour des Etats-Unis.

Dans une opinion publiée par le New York Times le 22 avril, Anatol Lieven et Maleeha Lodhi (ancien ambassadeur pakistanais) et intitulée « Bring in the Taliban » reprennent les mêmes informations, mais ils notent la résistance des militaires américains à cette stratégie. Ils font ainsi dire à un diplomate européen : « Les militaires américains ne veulent de discussions que quand ils auront leurs bottes sur le cou des talibans. » Le vieux rêve, jamais réalisé, de toutes les armées coloniales et d’intervention, de l’Algérie au Vietnam.

Une université populaire les 13 et 14 mai

Attention : nombre de places limitées, inscription obligatoire.
Alors que les peuples se soulèvent de la Tunisie à l’Egypte, du Maroc à la Syrie, de Bahreïn au Yémen, Nouvelles d’Orient et l’institut de recherche et d’études Méditerranée Moyen-Orient (iReMMO) vous proposent un cycle de conférences sur les révoltes et révolutions dans le monde arabe.
Vendredi 13 et samedi 14 mai 2011
Siège de l’iReMMO, 5 rue Basse des Carmes 75005 (Métro Maubert-Mutualité)
Vendredi 13 mai, 18h - 20h
« Place du soulèvement de 2011 dans l’histoire du monde arabe »
- Elizabeth Picard, directrice de recherches au CNRS
Samedi 14 mai, 10h30 - 12h30
« Révolte arabe, unité des aspirations, diversité des situations »
- Alain Gresh, animateur du blog « Nouvelles d’Orient »
Samedi 14 mai, 14h -16h
« Où ont disparu les islamistes ? »
- Burhan Ghalioun, directeur du Centre d’Etudes sur l’Orient Contemporain
Samedi 14 mai, 16h30-18h30
« Le rôle des armées et des services de sécurité »
- Bassma Kodmani, directrice de l’Arab Reform Initiative
Participation : 8 euros par séance (5 euros pour les étudiants & chômeurs) ou 20 euros pour l’ensemble de la formation (12 euros étudiants & chômeurs) - Règlement sur place.
Le nombre de places étant limité, l’inscription est obligatoire : iremmo.up@gmail.com ou 01 43 29 05 65

Planète à vendre (Documentaire)

http://www.arte.tv
(France, 2010, 90mn)
ARTE F


Les crises alimentaire et financière qui ont secoué le monde en 2008 ont eu un effet méconnu du public. Elles ont provoqué une incroyable course pour la mainmise sur les terres cultivables partout dans le monde.

En deux ans, plus de cinquante millions d’hectares ont déjà changé de mains. Et des dizaines de millions d’autres sont en voie d’être cédés. À tel point que l’ONU s’en est alarmé : le patron de la FAO, Jacques Diouf, a dénoncé « le risque d’un néo-colonialisme agraire »…

Les acquéreurs : des investisseurs et des industriels des pays riches ou émergents (Japon, Chine, Inde, et de nombreux pays du Golfe), soutenus par leurs gouvernements, qui cherchent à garantir la sécurité alimentaire de leur pays. Mais aussi des acteurs purement financiers (Banques, fonds spéculatifs), qui ont compris que la terre sera le placement le plus juteux du XXIe siècle.

Résultat : une ruée sans précédent vers les meilleures terres des pays sous-développés. Ces mêmes pays, comme le Soudan, le Sénégal, les Philippines ou le Pakistan, qui ont connu en 2008 des émeutes de la faim. Pire, certains d’entre eux, comme le Cambodge ou l’Ethiopie, doivent avoir recours à l’aide internationale pour nourrir leurs peuples…

Ce film est une enquête sur trois continents, parce que la question de l'accaparement des terres est globale. Trois continents et trois cas emblématiques pour raconter à hauteur d’homme une seule et même histoire : celle du Grand Monopoly en cours, et des conséquences dramatiques qu’il pourrait avoir si rien n’est fait pour protéger les intérêts des petits paysans et des pays en développement.

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vendredi 22 avril 2011

La rapine du siècle : l’assaut des volontaires sur les fonds souverains libyens

Par Manlio Dinucci*
pour http://www.voltairenet.org

Manlio Dinucci revient sur un élément souligné dans nos colonnes dès le début de la guerre de Libye : les puissances coloniales « volontaires » se sont appropriées les colossaux investissements de l’État libyen à l’étranger. L’argent gelé dans des banques occidentales menaçait le monopole de la Banque mondiale et du FMI en finançant des projets de développement dans le tiers-monde. Il continue à « travailler » (non plus sous forme d’investissements, mais de garanties bancaires), cette fois au profit des Occidentaux.


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La Banque centrale libyenne
L’objectif de la guerre en Libye n’est pas seulement le pétrole, dont les réserves (estimées à 60 milliards de barils) sont les plus importantes d’Afrique et les coûts d’extraction parmi les plus bas du monde, ni le gaz naturel dont les réserves sont estimées à environ 1 500 milliards de m3. Dans le viseur des « volontaires » de l’opération « Protecteur unifié  » il y a aussi les fonds souverains, les capitaux que l’État libyen a investi à l’étranger.

Les fonds souverains gérés par la Libyan Investment Authority (LIA) sont estimés à environ 70 milliards de dollars, qui grimpent à plus de 150 si l’on inclut les investissements étrangers de la Banque centrale et d’autres organismes. Et ils pourraient être plus importants encore. Même s’ils sont inférieurs à ceux de l’Arabie saoudite ou du Koweït, les fonds souverains libyens se sont caractérisés par leur croissance rapide. Quand la LIA a été constituée en 2006, elle disposait de 40 milliards de dollars. En cinq années à peine, elle a effectué des investissements dans plus de cent sociétés nord-africaines, asiatiques, européennes, nord-américaines et sud-américaines : holding, banques, immobilier, industrie, compagnies pétrolières et autres.

En Italie les principaux investissements libyens sont ceux effectués dans UniCredit Banca (dont LiA et la Banque centrale libyenne possèdent 7,5 %), dans Finmeccanica (2 %) et Eni (1 %) : ces investissements et d’autres (dont 7,5 % au Juventus Football Club) ont une signification moins économique (ils se montent à environ 4 milliards de dollars) que politique.

La Libye, après que Washington l’ait effacée de sa liste de proscription des « États voyous », a essayé de se refaire une place à un plan international en misant sur la « diplomatie des fonds souverains  ». Quand les États-Unis et l’Union européenne ont abrogé leur embargo de 2004 et que les grandes compagnies pétrolières sont revenues dans le pays, Tripoli a pu disposer d’un surplus commercial d’environ 30 milliards de dollars annuels qu’il a destiné en grande partie aux investissements étrangers. La gestion des fonds souverains a cependant créé un nouveau mécanisme de pouvoir et de corruption, aux mains de ministres et hauts fonctionnaires, qui a probablement échappé au contrôle de Kadhafi lui-même : confirmé par le fait qu’en 2009, ce dernier a proposé que les 30 milliards de dividendes pétroliers allassent « directement au peuple libyen  ». Ceci a accentué les fractures à l’intérieur du gouvernement libyen.

C’est sur ces fractures que se sont appuyés les cercles dominants étasuniens et européens qui, avant d’attaquer militairement la Libye pour mettre la main sur sa richesse énergétique, se sont appropriés les fonds souverains libyens. Cette opération a été favorisée par le représentant même de la Libyan Investment Authority, Mohamed Layas : comme le révèle un câble diplomatique publié par Wikileaks, le 20 janvier Layas a informé l’ambassadeur étasunien à Tripoli que la LIA avait déposé 32 milliards de dollars dans des banques étasuniennes. Cinq semaines plus tard, le 28 février, le Trésor étasunien les a « gelés  ». Selon les déclarations officielles, c’est « la plus grosse somme d’argent jamais bloquée aux États-Unis », que Washington garde « en dépôt pour l’avenir de la Libye ». Elle servira en réalité pour une injection de capitaux dans l’économie étasunienne toujours plus endettée. Quelques jours plus tard, l’Union européenne a « gelé » environ 45 milliards d’euros de fonds libyens.

L’assaut sur les fonds libyens aura un impact particulièrement fort en Afrique. Ici, la Libyan Arab African Investment Company a effectué des investissements dans plus de 25 pays, dont 22 en Afrique sub-saharienne, en programmant de les augmenter dans les cinq prochaines années, surtout dans les secteurs minier, manufacturier, touristique et dans celui des télécommunications. Les investissements libyens ont été décisifs dans la réalisation du premier satellite de télécommunications de la Rascom (Regional African Satellite Communications Organization) qui, mis en orbite en août 2010, permet aux pays africains de commencer à se rendre indépendants des réseaux satellitaires étasuniens et européens, en réalisant ainsi une économie annuelle de centaines de millions de dollars.

Plus importants encore ont été les investissements libyens dans la réalisation des trois organismes financiers lancés par l’Union africaine : la Banque africaine d’investissement, dont le siège est à Tripoli ; le Fond monétaire africain, basé à Yaoundé (Cameroun) ; la Banque centrale africaine, installée à Abuja (Nigeria). Le développement de ces organismes devait permettre aux pays africains d’échapper au contrôle de la Banque mondiale et du Fond monétaire international, tous deux instruments de domination néo-coloniale, et devait marquer la fin du franc Cfa, la monnaie que sont obligés d’utiliser 14 ex-colonies françaises. Le gel des fonds libyens assène un coup très dur à tout le projet. Les armes utilisées par les « volontaires » ne sont pas seulement celles de l’opération « Protecteur unifié  ».



 Manlio Dinucci
Géographe et géopolitologue. Derniers ouvrages publiés : Geograficamente. Per la Scuola media (3 vol.), Zanichelli (2008) ; Escalation. Anatomia della guerra infinita, DeriveApprodi (2005).
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Traduction Marie-Ange Patrizio
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Source Il Manifesto (Italie)
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Villes de l'extrême : La Paz (Reportage)

http://videos.arte.tv
(France, 2010, 43mn)
ARTE F


Une mégapole mondialisée et ses gratte-ciels à 4000 mètres d'altitude au fond d'une cuvette aux parois verticales. Une véritable curiosité urbaine. Au dessus de la ville, une banlieue tentaculaire à 4200 mètres qui atteint le million d'habitants en seulement 20 ans : El Alto, la haute. Les relations entre cette banlieue hors norme et son centre urbain accumulent frustrations et colère jusqu'à la révolution. C'est le singulier destin d'une ville que ce film raconte, ou comment une exception géographique finira par changer le destin politique d'une nation toute entière.

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Villes de l'extrême : Bangkok (Reportage)

http://videos.arte.tv
(France, 2010, 43mn)
ARTE F

Sur 130 villes les plus menacées par le changement climatique, la banque mondiale a classé Bangkok dans le peloton de tête. Comme New York, Londres ou Amsterdam, la capitale Thaïlandaise fait face au risque de submersion. En prime, son climat tropical dérive vers l'extrême et l'expose désormais à des phénomènes cycloniques de très haute énergie... Le Docteur Smith, Directeur du centre d'alerte des catastrophes nationales et mythe vivant depuis le Tsunami de 2004 a mis le pays en alerte : un typhon hors norme pourrait se former dans le golf de Siam. A Bangkok, l'ambiance est à l'orage...

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Villes de l'extrême : Yakutsk (Reportage)

http://videos.arte.tv
(France, 2010, 43mn)
ARTE F

Ilot urbain de 300 000 habitants au coeur de la Sibérie orientale, Yakutsk, capitale de la Yakoutie, est de loin la ville la plus froide du monde. A la chute de l'empire soviétique, la Yakoutie est devenue la république autonome de Sakha. Ici, les hivers durent 9 à 10 mois. On y relève les températures les plus basses de l'hémisphère nord : jusqu'à -70°. Cette ville entière a été bâtie sur le permafrost, sol qui ne dégèle jamais : une prouesse technologique qui pourrait bien lui coûter son avenir à la faveur du réchauffement climatique...

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jeudi 21 avril 2011

La Canaille - Par Temps De Rage

http://www.radiocampusangers.com/wp-content/uploads/2011/02/la-canaille_par-temps-de-rage.jpg

http://www.myspace.com/lacanaille

Origine du Groupe : France

Style : Rap Fusion Rock , Hip Hop

Sortie : 2011



 

Par G.T. pour http://www.musiclodge.fr

Du rap français, voilà de quoi faire peur. Peur de s’ennuyer ferme, surtout, à l’écoute de sermons édifiants d’un gamin de 20 piges qui prétend avoir tout compris à la vie. Ou d’ego-trip cliché
genre « Moi, j’suis authentique, j’défonce tout avec mon mic’ »… et peur, aussi, d’un cruel manque de musicalité et de flow.



Un mélange rap/rock, voilà de quoi faire peur. Le rap n’a pas grand-chose à gagner à intégrer de grosses guitares saturées et de rythmes rock, bien au contraire. C’est souvent le meilleur moyen
de perdre sa félinité, son groove, de sombrer dans le lourdingue… une panthère transformée en hippopotame…



Des textes engagés et révoltés, de la critique sociale… idem. Un exercice aussi toujours très casse-gueule. Difficile de ne pas redire ce qui a été déjà dit mille fois, de sortir des sempiternels
« y a des riches trop riches, des pauvres trop pauvres, ça craint, le capitalisme c’est pas bien ». Soit on a droit à une succession de poncifs, une vision du monde binaire et naïve, soit des
textes plus politiques, argumentés et… chiants. Voire les deux, qui ne sont pas incompatibles. S’il faut se taper aussi les discours de Mélenchon en musique, sans façon.



La Canaille part ainsi avec de sacrés handicaps, il est donc d’autant plus remarquable qu’ils parviennent à ne tomber dans aucun de ces écueils. Pas de guitares et batteries body-buildées ; ils
sont plus proches de ce que fait Zone Libre (le projet rap de Serge Teyssot-Gay) ou même par endroits au Tue-Loup période Penya. Leur musique est subtile, les ambiances sont volontiers sombres
sans être trop plombées, et si l’album est loin du rap funky, il ne néglige pas totalement le groove (mention spéciale à la contrebasse sur Le Soulèvement aura lieu – par le jazzman Michel
Benita). Quant aux textes, ils ont le grand mérite d’arriver à concilier maturité, regard distancié, nuancé (Trop facile… avec une pique, bien vue, aux discours moralisateurs d’Abd al Malik) et
sentiment d’urgence et de révolte.



Leur précédent album Une goutte de Miel dans un Litre de Plomb était déjà très bon, celui-là est encore plus abouti et a de quoi séduire les auditeurs habituellement réfractaires au rap français,
et même au rap en général. Bref, ne passez pas à côté, c'est pas tous les jours (ni toutes les semaines, ni tous les mois, ni tous les ans...) que vous tomberez sur un album rap français de cette
qualité. 

 





Tracklist :

1. J’ai faim (feat. Napoleon Maddox) (2’58")

2. Le soulèvement aura lieu (3’49")

3. Ma poésie ne se lave pas (feat. Napoleon Maddox) (3’02")

4. Salle des fêtes (3’02")

5. La mise en je (3’09")

6. Le Dragon (4’41")

7. Trop facile (2’34")

8. L’eau monte (4’46")

9. Ma ligne de mire (3’50")

10. Rapper en paix (3’37")

11. Trois lettres (1’52")

12. La colère (3’25")

mp3

The Oscillation - Veils

http://silenceandsound.files.wordpress.com/2011/03/theoscillation.jpg

http://www.alltimelowproductions.com

http://www.myspace.com/theoscillations

Origine du Groupe : U.K

Style : Alternative Rock Psychedelic , Post Punk , Indie

Sortie : 2011



Par Mathias Deshours pour http://dirrtymusic.com



A l’ombre des jeunes hits en fleurs, The Oscillation nique les espaces temps et compose de l’intemporel pour produire du durable. Curieux objet, ce second album n’est ni une œuvre de “l’avant”,
ni de  “l’après” mais toujours de “maintenant”.



Ils sont certains jeunes arbres à donner, dès leurs primes années, des fruits juteux et bien mûrs. Parmi eux, The Oscillation, quatre garçons dans le brouillard (le fog, dit-on là bas) Londonien,
dont le premier album “Out Of Phase” avait amené certains à bafouiller, la bouche pleine, le terme de “disco-kraut”.



Jamais très (re)productif le genre s’est désormais clairement ménopausé et laissé craindre que ses divers progénitures (Emperor Machine ou même Zombie Zombie) ne ponde que des fausses couches.
Faisant fi de tout bois, The Oscillation conserve la même sève hallucinogène mais a su rendre ses effets plus directs, brutaux, immédiats et interminables. “Veils” n’imprime pas les mémoires, il
marque les tripes. Ca n’est pas tant la saveur mélodique que le ressenti de l’expérience qui vous fait replonger. On ne prend pas de peyotl pour son arôme.



“Veils” n’est pas un album en phase avec son époque. Il n’a pas de single, de featuring, de format, n’est pas “produit par untel”, et semble plus capturé que construit. À jouer avec les
post-machins et les avant-quelque-chose, les citations du passé autant que ses visions d’une fin proche, The Oscillation a créé une fêlure spatio-temporelle, ou s’engouffrera une certaine
longévité. Ici, c’est dans un pot sans âge que l’on crée une soupe impérissable.

 





Tracklist :

1. Sandstorm

2. Future Echo Voir

3. Fall

4. The Trial

5. Interlude

6. Telepathic Birdman

7. Shake Your Dreams Awake

8. See Through You

9. Veils

10. Lament

mp3

La Kinky Beat - Massive Underground

http://cdn.hmvdigital.com/static/img/sleeveart/00/011/693/0001169345_500.jpg

http://www.myspace.com/lakinkybeat

Origine du Groupe : Spain

Style : Reggae , Drum & Bass , Bass Dub , Alternative

Sortie : 2011



Par http://www.radiochango.com



Extravagant peut-être ? Peu commun, sûrement… Pervers ?

Si cela signifie, rompre avec l’état habituel des choses, certainement ! Affolant ? Et bien oui ! Dès la première écoute ce n’est pas facile de comprendre pourquoi la Kinky Beat possède des
ingrédients tellement explosifs.



La première écoute… été 2003. Un email nous annonçait un concert d’un groupe formé à partir d’une fusion de plusieurs autres, dont la très connue Radio Bemba et les Jaleo Real, Trimelón,
Afrodisian Band y Radar Bcn groupes connus de Barcelone. Malgré la curiosité je n’y suis pas allé cette fois-ci. Au début j’ai pensé à un de ces groupes qui naissent un jour de beuverie et qui
disparaissent au lendemain. Et non… En chemin vers Pontevedra à Bueu, commence à sonner des percussions dans la voiture de Jota. Le groupe a déjà une maquette ! Et quelle maquette ! De celle qui
vous font décoller du siège, à chaque changement de rythme, malgré la ceinture de sécurité. Voilà la fameuse, Kinky… Ce qui fut incroyable c’est que le bouche à oreille, le bruit du tam-tam des
forums, résonnèrent très vites de plus en plus fort. Je ne me souviens plus du nombre de fois, que l’on me demanda, qui sont-ils ? D’ou viennent-ils ?



L’histoire raconte que la Kinky Beat est né dans la périphérie de Barcelone en mai 2003. C’était une fusion de plusieurs projets qui après avoir enregistré plusieurs séances de jamming dans un
local de Badalona, décide de lancer sa musique sur scène. La maquette est enregistrée dans un home studio avec la participation de Arecio Smith (clavier), David Bourguignon (chœur), Anouk
(Chœur), Petete (trombone), Kike Empercutío, Melissa (chœur), Chucky (bonus track). Le résultat : rythmes chauds, entraînants, … sur cinq morceaux qui ont déjà fait le tour du monde. Cette même
maquette a gagné (même si ce n’est que d’une voix) le premier concours de maquettes Radio France International – RadioChango. Ce disque est synonyme de fête, dès les premières notes du premier
morceau, « Maria Maria ». « P sans B » (pirate sans bateau) annonce la couleur Kinky, cet aphrodisiaque cocktail de sons et de rythmes oscillant entre le rock’steady, le reggae, le hip hop, le
rock & roll, le ragga, le funk, la samba, mais aussi la drum & bass et le jungle. « Tabaco y Ron » continue de nous emmener doucement vers des terres tropicales avec un air de liberté
puis passe à des rythmes plus nostalgiques avec « Oyoyo », pour enfin terminer sur une fête jamaïcaine avec « My Lover ».



Le live doit être sensationnel ! ! !, ai-je pensé ce jour d’août en Galice Tropical, mais j’ai du attendre l’impressionnante semaine de concerts de la Mercé, en septembre, pour pouvoir écouter
les cinq premières chansons de ce nouveau groupe de la scène barcelonaise. Il n’aura pas fallu attendre beaucoup plus pour pouvoir profiter d’un show complet de la Kinky. Ce groupe a de
l’expérience et ça ne se voit pas que sur la scène. Ils bougent ! A partir de l’automne il n’y a pas eu un week-end ou la Kinky Beat n’a pas joué dans une salle de la région barcelonaise. Qu’il y
ait eu du monde ou pas, on profite, car le groupe sait se donner et propager son énergie avec un répertoire propre et déjà très ample, avec quelques morceaux repris tels que « So Lonely » de
Police et « Revolution Rock » des Clash. « Monte, monte, que l’on va dans les nuages », et ils y parviennent. Faits pour la fête et la danse, ils ne cassent à aucun moment le rythme, et ne
laissent personne indifférent. Ils ont, en quelques mois, fait le tour de la péninsule ibérique, quelque fois en première partie du maître Fermin Muguruza, et tournant en Italie, France,
Hollande,… L’évolution est constante, ils expérimentent, ajoutent aujourd’hui des sons electro, et entre deux concerts ils préparent l’enregistrement du premier album.

Faut-il leur souhaiter bonne chance ?



La Kinky Family est composée de :

Gerard Casajus : le moteur du groupe alias l’homme au mille coiffures, à la batterie.

Donato: directement depuis le Maroc (est-ce vraiment vrai?), à la basse.

Willy Fuego : ce n’est pas une mouche, ce n’est pas un avion, ni un moustique; ce n’est pas Superman, mais le super héros de Badalona! A la voix.

Miry Matahari : quand vous verrez un concert, vous comprendrez qu’elle n’a pas besoin d’être présentée. C’est la voix féminine de la kinky Beat.

Manel Cabello : depuis Santa Coloma, le p. de maître de la percussion. 

 





Tracklist :

1 - Massive Underground 4:03

2 - Silly Dream / Animalist 3:00

3 - Dance Floor 3:46

4 - Love On Line 4:13

5 - Ganja Farmer 3:44

6 - Ganja Farmer Dub Version 3:40

7 - Good System 3:54

8 - Wrong Love 4:34

9 - Vampires 3:34

10 - Interjungle 2.0 2:47

11 - Your Way 3:27

mp3