jeudi 31 mars 2011

ARTE Reportage - Japon , Russie , Libye

http://videos.arte.tv
(France, 2011, 42mn)
ARTE


Le Japon malade du nucléaire
Depuis quelques jours, dans un Japon à nouveau meurtri, les survivants d'Hiroshima, font entendre leur voix.
Les "Hibakushas" étaient quasiment les seuls anti-nucléaires du pays, mais aujourd'hui, leur parole entre en résonance avec les inquiétudes des Japonais dans leur ensemble.
Ce reportage, à la rencontre d'un Japon de plus en plus inquiet, débute au centre de traitement contre les radiations de cette ville, qui va recevoir les irradiés de Fukushima... Il se poursuit, à Kaminoseki, où la population se mobilise fortement contre un projet de centrale nucléaire, puis à Kobe, ville martyre du tremblement de terre de 95 et à Hamaoka, où se trouve une centrale nucléaire touchée par le dernier séisme et ses répliques, mais loin d’être détruite comme Fukushima. Cette centrale est la plus controversée du Japon : elle a été construite selon les spécialistes sur l'épicentre du futur « big one »…
Ce périple s'achève au plus près de Fukushima, toujours très instable. L’équipe d’ARTE Reportage tente de comprendre les questions que se posent aujourd'hui les Japonais en matière d'avenir nucléaire. Des Japonais qui, jusqu'à présent, entre pragmatisme et discipline, en avaient accepté la nécessité.

Russie : Ozersk, ville secrète nucléaire
Vingt ans après la dissolution de l'URSS, deux millions de Russes vivent encore au secret, comme à l'époque soviétique, dans 42 villes closes dites "ZATO". Des villes liées à l'industrie militaire ou à la production d'énergie nucléaire.
Reliquat de l'époque soviétique, les habitants, soumis à des règlements particuliers pour tous leurs déplacements, se voient pourtant comme des privilégiés, protégés du monde par de hautes grilles. Mais d'autres se battent contre un système qui maintient le secret autour d'installations nucléaires déficientes, au mépris des populations locales, et de l'environnement.
Ozersk et son complexe Makak forment un bel exemple. La région de Mayak, qui produisait tout le plutonium de la guerre froide, est aujourd'hui une poubelle nucléaire. Protégée par son statut de ZATO.
Le secret est tel qu'il a permis d'occulter, pendant près de 30 ans, le premier accident nucléaire au monde : l'explosion en 1957 d'une cuve de déchets, suite à une panne du circuit de refroidissement. Le nuage radioactif avait alors affecté près de 300 000 personnes, sur 23 000 km²… 22 villages avaient été évacués.
50 ans plus tard, les victimes et les "liquidateurs", obligés à nettoyer la région, attendent toujours de l'aide. D'autres sont irradiés jour après jour par les émanations des usines de retraitement d'uranium de Mayak. Et la population est sans défense.
Nadiejda y a fondé Planète Espoirs, pour défendre les droits à la liberté et à un environnement décent pour les gens de la région. Et elle défend les victimes des restrictions à la circulation comme celles de la radioactivité.

Temps de Pose : Libye : des sandales et des canons
Philip Poupin est né dans l’Ouest de la France en 1982. Il apprend la photographie en autodidacte. Lorsqu’il propose en 2004 à l’Institut de Géopolitique de réaliser un mémoire de maîtrise sur la guerre du Darfour en cours, on le croit fou. Cependant quelques mois plus tard, il revient avec son enquête et son premier reportage photographique sur les jeunes guerriers du Darfour. Reportage qui lui vaudra de recevoir le Grand Prix Paris Match du photoreportage étudiant. En 2005, il part pour la Cisjordanie et Gaza, réalise un photoreportage sur les «Mahadjirines» au Tchad pour le Figaro Magazine, un autre sur l’esclavage au Niger pour Paris Match et un documentaire TV « Darfour, l’enfer oublié » pour ARTE. En 2006, après avoir suivi en France le mouvement anti-CPE, il part pour la Cisjordanie puis l’Afghanistan où il travaille pour le New York Times et le magazine américain US News and World Report. L’année suivante, il franchit l’Atlantique voir ce qui constitue la réalité de l’Amazonie, son trafic de bois illégal et ses mines d’or. Perrine Poupin – février 2008
Distribué par l'agence de presse photographique Cosmos, Philip Poupin vit actuellement à Kaboul où il collabore avec l'ensemble des titres de la presse française et étrangère.

Stateless - Matilda

http://www.radiocampusangers.com/wp-content/uploads/2011/02/stateless-matilda.jpg

http://www.statelessonline.com

http://www.myspace.com/statelessonline

Origine du Groupe : U.K

Style : Alternative Fusion , Electronic , Psychedelic , Experimental

Sortie : 2011



Par Kyp.Luzé  pour http://kypluze.blogspot.com



Stateless (Ninja tune) sait créer des ambiances et scotcher l'auditeur.

Le disque oscille entre plusieurs styles, sans jamais se poser : "Ariel" et son accent oriental, "I'm on fire" featuring Shara Worden, petite ballade subtile épurée mettant en valeur les 2 voix,
le morceau "Assassinations", qui au bout de 2 min 50 se met à virer indus ....

La voix du chanteur Chris James reste claire tout du long, et semble être l'élément cohésif.

On pense à Unkle, Radiohead, Jeff Buckley.

En tout cas "Matilda" est inclassable, le genre d'objet non identifié.

Un territoire vierge, à explorer.







Tracklist :

01. Curtain Call

02. Ariel

03. Miles To Go

04. Visions

05. Assassinations

06. Red Sea

07. I'm On Fire

08. Ballad Of NGB

09. Song For The Outsider

10. Junior

11. I Shall Not Complain

mp3

Nostalgia 77 - The Sleepwalking Society

https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgq9A91F6l09Y5pt_yKthIcYmVgcHPUxDfMnKYRqFpT659pqNIGEfmRqHCt0sS3PnQL6zwoTDfu_3v5zJFWbU8cFu13v50gqaOpULSXO4o7Q2-LTxVonwZSrA0Z75V2A2aTo9-pfcG_pho/s1600/Nostalgia_77-The_Sleepwalking_Society_b.jpg

http://nostalgia77.com

http://www.myspace.com/nostalgia77

Origine du Groupe : U.K

Style : Nu-jazz , Downtempo , Lo-Fi , Alternative

Sortie : 2011



By Colin Buttimer   from http://www.bbc.co.uk



Nostalgia 77 is the working name of Benedic Lamdin, a prolific producer who's produced 11 albums in a variety of guises since 2004. His music encompasses everything from sample-based compositions
to collaborations with real, live musicians of the calibre of Keith and Julie Tippett, amongst others. The Sleepwalking Society, the fourth Nostalgia 77 album, very much falls into the latter
category, this time placing the German singer Josa Peit centre-stage.



Album opener Sleepwalker states its case with emphatic rhythm, bluesy vocals, winds and roaring organ while Golden Morning delights with its softly played snare drums, wood-toned double bass and
Peit's hushed yet heartfelt vocals. Mockingbird features lyrical sax that falls like dappled sunlight on a melancholic ode to loneliness which slowly disappears into silence.



Strings introduce Cherry and then pause to reveal plucked acoustic guitar and Peit's clear-toned lament before picking up the melody and carrying the song through to its end. The tonal colour of
the entire album is a sepia-edged cyan: encompassing as it does a reflective range of jazz and folk-inflected blues that explores the uncertainty of life and the hurt of failed relationships. The
Sleepwalking Society ends with Hush, an almost nine-minute threnody that wistfully sounds out one last aftermath at a stately pace.



Throughout the album, Lamdin's production offers a sense of clarity and understated confidence. The sound distantly connects to 4hero's later work in its exploration of new-found acoustic
song-form developing out of a background of programmed beats. Married to that is a clear focus on percussion and its priority in the mix. Although actually released on Tru Thoughts Records, The
Sleepwalking Society could also have found a comfortable home on Germany's Compost Records alongside the likes of Clara Hill, Koop and Micatone.










Tracklist :

01. Sleepwalker

02. Beautiful Lie

03. Simmerdown

04. Golden Morning

05. When Love Is Strange

06. Blue Shadow

07. Mockingbird

08. Cherry

09. Hush

mp3

Bajka - Escape From Wonderland Remixed

http://justfunked.com/wp-content/uploads/2011/03/1301219076_bajka-escape-from-wonderland-300x300.jpg

http://www.myspace.com/bajkamusic

Origine du Groupe : India , Germany

Style : Nu-Jazz , Electro , Electronic , Downtempo , Remix

Sortie : 2010



Par BooyakaA   pour http://www.lastfm.fr



Bajka (prononcez Biker), B. Pluwatsch, est né en Inde de parents allemands, le 25 décembre 1978. On parle de Bajka à la fois en tant que poète et en tant que chanteuse. Actuellement elle vit à
Munich en Allemagne. Son parcours est rythmé par les voyages, elle vit tour à tour en Afghanistan, au Népal, au Pakistan, et en Afrique du Sud. Elle fera ses études à Goa, Bangalore, Lagos, au
Portugal, à Seattle, Durban, et Capetown.

Fille de J Pluwatsch, un membre du ‘German Krautrock band Embryo’, Bajka étudie également la musique à Prague. Sa relation avec l’Asie reste le thème principal de ses poèmes. On la retrouve
exercer ses talents de spoken-word sur pas mal de projets, dont nottament « Transglobal Underground’s ‘Instinctive Traveller’ » et « South African Zulu Nation’s ‘Bubblegum’ ». Elle chante aussi
aux côtés de « Noujum Oazza » et ses musiciens ‘Urban Devish’, et puis pour l’Orchestre Royal du Maroc. Son timbre de voix profond et particulier est teinté de jazz et de soul, récemment on la
retrouve sur pas mal de collaborations avec la scène electro (Bonobo, Radio Citizen…). Elle se fait connaitre du grand public grâce à ses apparitions sur le dernier album de Bonobo « Days to Come
».



Tracklist :

01. True (Bahama Soul Club Remix)

02. The Beaver’s lesson (Mop Mop Jamaica Remix)

03. The Bellman’s Speech (Valique seaside Remix)

04. The Baker’s Tale (Fab Samperi Remix)

05. The Hunting (Solo Moderna Remix)

06. The Landing (Bebo Best Remix)

07. The Banker’s Fate (Minimatic Remix)

08. The Barrister’s Dream (Renegades Of Jazz Remix)

09. The Vanishing (Dr. Rubberfunk Remix)

10. The Beaver’s lesson (Smoove Remix)

11. The Bellman’s Speech (Jojo Effect Remix)

12. The Hunting (Club des Belugas Remix)

13. The Barrister’s Dream (Basement Freaks Remix)

mp3

mercredi 30 mars 2011

Un peuple sur mesure

par Alain Garrigou
pour http://blog.mondediplo.net

C’est parti pour 2012. Les sondages fleurissent tout au long d’une campagne permanente. Une répétition un peu lassante. Elle ne sert pas la démocratie. Bien sûr, cette expression n’est pas plus directe que les corps intermédiaires que George Gallup voulait reléguer. Les sondages posent les questions que posent ceux qui les paient. Ils finissent par étouffer tout débat d’idées et de projets tant ils font de la politique une lutte de personnes. C’est une course de chevaux, une pauvre opposition de candidats ramenés à leurs egos, leurs sourires, leurs vies privées. A coup sûr, ils ont des programmes, ils ont peut-être même des convictions qui vont au-delà de leur personne. Le feuilleton les efface. Il est un moment où l’apparence élimine la substance.

Aucun fondateur de la démocratie ne renierait l’idéal d’un peuple de citoyens autonomes faisant un choix de destin et non un choix de personnes auxquelles remettre son destin. Les plus prudents y mettaient sans doute des conditions d’aptitude. Les plus enthousiastes rêvèrent même d’un mandat impératif impossible à réaliser. Les sondages tirent massivement la politique vers le contraire, la remise de soi à l’autorité, la confiance aveugle à des chefs. Ce n’est pas le moindre paradoxe que l’instrument de l’expression directe des fondateurs des sondages contribue à ce point à restaurer une autocratie plébiscitaire. Associés à des institutions comme l’élection du prince, ils contribuent à ramener les citoyens à un statut de mineur. Car, est-ce autre chose que de demander si on est favorable ou défavorable, quel avenir on voit, si on a plutôt confiance ou plutôt pas confiance en un tel ou une telle ? Et de demander si l’élection avait lieu demain pour quelle personne on voterait, en sachant que l’élection n’a pas lieu demain et qu’on ne connaît même pas le nom des candidats entre lesquels on aura à choisir…

Au moins peut-on espérer ramener les sondeurs à un usage plus respectueux des gens et de la démocratie. Il serait si heureux que la profession s’impose une discipline. Vain espoir si on se fie aux résultats de l’action des instances professionnelles européenne (Esomar) ou française (Syntec). Elles ont été incapables de lutter efficacement contre les dérives, c’est-à-dire contre la logique du profit qui est celle de toute entreprise économique. Alors, il faut se tourner vers les règlementations publiques, même si la première loi a fait la démonstration de son échec. Il faut surtout se tourner du côté de citoyens critiques. Or, si le sondo-scepticisme est largement répandu, il est souvent mal fondé, par exemple lorsqu’on approuve les « bons » sondages et réprouve les « mauvais » selon qu’ils font plaisir ou dérangent. Le travail d’éducation scientifique est nécessaire à la citoyenneté.

On ne prétendra pas convaincre les réticents qui affirmeront encore que « les autres » l’ont fait avant, qu’ils ont fait pire, voire qu’il en a toujours été ainsi. Nul n’est plus aveugle que celui qui ne veut pas voir. Combien sont-ils qui préfèrent être dupes que renoncer à leur opinion ? Les arrière-pensées sont transparentes et les dénégations pauvres. Il faut faire droit cependant à une objection. Ce n’est pas celle du « rien de nouveau sous le soleil », puisque justement, la rationalisation du travail politique, avec ses méthodes et ses dépenses de plus en plus importantes, montre suffisamment que les choses changent. Par contre, les objectifs auxquelles prétendent répondre les méthodes rationalisées du marketing politique viennent de loin. Alexis de Tocqueville l’avait formulé avec subtilité à propos de l’instauration du suffrage universel discernant « un effort immense pour apprivoiser le nouveau maître ». Il s’agissait alors de former les citoyens à la discipline électorale. Il n’était pas évident d’abandonner les pulsions de la révolte et de modérer les passions. Nous en sommes les produits. Cela ne suffisait pas. Comment encore et toujours obtenir le consentement ? Il est devenu difficile de répudier le maître par la contrainte. Il restait la persuasion. Apprivoiser l’ancien maître, tel est le programme que se sont données les spécialistes de la propagande, dont l’efficacité dépend d’abord de la dénégation de cette propagande, c’est-à-dire des procédés grossiers et parfois subtils utilisés à satiété par les dictatures.

On comprend que le développement de la réflexion en marketing ait donné à ses stratèges la certitude de détenir la formule. Croyance nécessaire sans doute pour convaincre des clients et vendre ; confiance confortée par de nouveaux instruments. La mesure, telle est la clef de la domestication des dominés selon cette autre expression paradoxale de Max Weber qui subsume le paradoxe démocratique : un maître dominé par des dirigeants qui n’ont d’autre légitimité que de le servir. Il existe une certaine continuité entre l’opération électorale, qui consistait à compter les voix pour instituer le nombre en souverain, et les opérations de marketing, qui insinuent le nombre dans toutes choses, avec la segmentation de la population en catégories, cibles, clientèles, pour mieux s’adresser à chacune. Jusqu’au discours intime et faussement personnalisé du storytelling, démentant l’opération d’objectivation par laquelle il a été construit, pour mieux saisir les attentes, pour exhiber ensuite le consentement massif auquel il serait difficile et quelque peu impudent de résister.

Autant la disciplinarisation des électeurs peut passer pour une condition nécessaire d’une lutte politique pacifiée, autant la formule est un danger pour la démocratie. Elle suppose de réintroduire le mécanisme censitaire au cœur de la compétition, non sous sa forme légale de limitation du droit de vote aux riches, mais comme capacité à ériger l’argent en arbitre de la performance. Cela n’est pas encore réalisé, objectera-t-on avec raison, même dans les pays où la ploutocratie électorale est la plus avancée comme aux Etats-Unis. Il ne suffit pas (encore ?) de dépenser des fortunes en publicité électorale pour l’emporter. Il faut aussi des méthodes plus subtiles, comme ne manqueraient pas de le faire remarquer les spin doctors. En oubliant presque qu’ils se font payer aussi et contribuent à la montée du rôle de l’argent.

Les méthodes rationalisées du marketing politique représentent un autre danger qui est celui de l’objectivation. Le paradigme de la mesure consiste en effet à objectiver le peuple dans ses catégories, strates, segments utiles, c’est-à-dire utiles pour le contrôler. En somme, un peuple sans cesse mesuré devient un peuple sur mesure. Cela transforme la perception même du peuple. L’objectivation va de pair avec le cynisme. Il faut entendre les spin doctors parler des citoyens : forcément, les manipulateurs méprisent les manipulés.

La formule a une fragilité objective car elle ne procède pas d’une connaissance bien sophistiquée même si elle se réclame de la science. Ce sont plutôt des recettes approximatives qu’il faut magnifier pour mieux les vendre et que l’on vend faute d’autre chose. Si les professionnels disposaient de meilleurs outils pour domestiquer le peuple, ils les utiliseraient. La distanciation des représentants par rapport aux représentés, associée à la professionnalisation politique, accentue au contraire le besoin des méthodes rationalisées de gagner les soutiens. Moins les politiciens ont de contacts directs et concrets avec les citoyens et plus il leur faut recourir aux sondages, plus il leur faut recourir à la publicité et plus il leur faut rationaliser leur relation aux représentés.

Une autre fragilité est une condition essentielle de la domination : son opacité. Jamais une domination n’est plus efficace que lorsqu’elle est démentie comme domination et se pare de la volonté divine, de la nature et aujourd’hui de la dénégation même de la séparation entre les dirigeants et le peuple. Il suffit de déceler les mécanismes de la domination pour qu’elle perde de son efficacité. C’est sans doute la spécificité et la valeur de la démocratie que de permettre ces opérations de désacralisation, mais c’est aussi le propre de toute démocratie que de les menacer au nom de la liberté, un nom pour désigner le débat, mais aussi le droit de réintroduire la puissance de l’argent dans les débats et les limiter – sinon les interdire. On comprend mieux pourquoi les sujets sensibles et ceux qui s’y risquent soient en butte aux menaces. Ils dévoilent et sont donc dangereux. Il faut au moins les contenir. Par la guerre des idées, assurent leurs adversaires pour faire croire à un combat loyal, mais surtout par tous les moyens dont ils disposent exclusivement, l’argent et l’Etat. Les enjeux sont trop importants pour qu’on s’en prive. Au moins, les critiques scientifiques savent-ils ce qu’ils risquent et ne doivent pas s’en plaindre, sauf à paraître naïfs. Au moins sont-ils un peu rassurés de savoir qu’ils servent à quelque chose.

Nuage Mortel (Documentaire)

http://videos.arte.tv
(Royaume Uni , 2006, 48mn)
ARTE F


Le 8 juin 1783, le volcan Laki entre en éruption. Son nuage mortel anéantit plus d'un quart de la population islandaise et les trois quarts de son bétail, avant de dériver à travers l'Atlantique Nord vers l'Europe continentale, semant sur son passage souffrance et dévastation. Les huit mois d'émission de gaz sulfurique provoquent l'une des plus importantes perturbations climatiques et sociales du dernier millénaire.
Poussé par les vents, le nuage toxique atteint la Norvège, l'Allemagne, la France et l'Angleterre. Plusieurs années de suite, des hivers longs et rigoureux ruinent les récoltes. L'Islande est ravagée par la famine la plus grave de son histoire. Ailleurs, la faim et le froid font aussi monter la mortalité en flèche. L'éruption du Laki pourrait même avoir hâté la Révolution française et causé des disettes jusqu'en Chine et au Japon !
Des études géologique, climatologique et médicale menées pour ce documentaire permettent d'avoir une vision très précise de cette catastrophe mondiale inégalée. Des témoignages sous forme de coupures de presse, lettres et journaux intimes, ainsi que des scènes reconstituées retracent le quotidien bouleversé des populations. Et des images de synthèse permettent de comprendre la nature du phénomène et la manière dont il s'est manifesté. Le tableau précis d'une "année de cendres" et de ses conséquences, éclairé par les explications des chercheurs.

Sous les ordures, la Chine (Documentaire)

http://videos.arte.tv
(Allemagne, 2010, 27mn)
ZDF


En octobre 2010, la conférence des Nations unies sur le changement climatique qui avait lieu à Tianjin, dans l'est de la Chine, a permis au gouvernement de la République populaire d'affirmer au monde entier sa bonne volonté en matière de défense de l'environnement. Il n'empêche que ses priorités sont claires : développer l'économie et le niveau de vie de la population. Et que malgré les projets de doublement des énergies vertes d'ici à 2020, le photovoltaïque en particulier, la Chine reste le producteur n° 1 de gaz à effet de serre. Pour un village-modèle qui pratique le développement durable dans la province du Zhejiang, combien d'industries polluantes et d'exploitations agricoles utilisant abusivement les engrais et pesticides ? Le reportage de Diana Zimmermann montre que les Chinois désireux d'agir contre le désastre écologique déjà en marche risquent davantage la prison que les honneurs de la presse.

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mardi 29 mars 2011

Jesse Sykes & The Sweet Hereafter's - Marble Son

http://img109.imageshack.us/img109/3333/folderwm.jpg

http://www.jessesykes.com

http://www.myspace.com/jessesykes

Origine du Groupe : North America

Style : Alternative Rock , Psychedelic , Blues , Folk

Sortie : 2011



Par Ben pour http://www.rockandfolk.fr



Et voici « Marble Son », le quatrième album de la chanteuse estampillée « alt-country » Jesse Sykes, toujours accompagnée de son groupe.



Pour ceux que cela interroge, l’alternative-country est un genre musical dérivé de la country mais qui s’inspire également des sonorités folk, rock, blues ou garage. Jesse Sykes est une figure de
ce genre, sa musique étant un mélange de paysages aux bordures country.



Ce nouvel album est plus lourd que les précédents, plus sombre sans pour autant perdre en sensibilité. Les riffs sont lancinants et quasi-psychédéliques. La (ou les) voix se fond totalement dans
la musique. Le rendu est vraiment profond et nous entraine dans un univers étrange. On retrouve parfois les émotions particulières déjà véhiculées par certains pionniers du genre, comme lorsque
Crosby, Stills & Nash quittaient momentanément la country pour aller titiller des sphères étranges. C’était une volonté de l’artiste comme en témoigne « Instrumental/Weight Of Cancer » (tout
naturellement sans parole), un titre indie-folk représentatif de l’ambiance dans laquelle ont été composées ces chansons.



« Marble Son » conserve donc une partie de l’esprit de ses prédécesseurs mais arbore tout de même un tournant. Il faut aimer le genre. Pour ceux dont c’est la cas, c’est un album à avoir. Pour
ceux qui découvrent, laissez-vous plusieurs écoutes profondes.



Tracklist :

01. Hushed By Devotion (8:22)

02. Marble Son (4:13)

03. Come To Mary (4:31)

04. Servant Of Your Vision (4:39)

05. Ceilings High (4:25)

06. Be It Me, Or Be It Done (4:21)

07. Pleasuring The Divine (5:18)

08. Instrumental (6:03)

09. Birds Of Passerine (3:50)

10. Your Own Kind (6:37)

11. Wooden Roses (5:34)

mp3

La Caution rend visite aux gens & des gens revisitent La Caution

http://storage.canalblog.com/84/03/55460/8028598_p.jpg

http://www.la-caution.net

http://www.myspace.com/lacaution

Origine du Groupe : V.A FRance

Style : Rap Fusion , Hip Hop

Sortie : 2006



Par http://www.mowno.com



Les deux frangins de La Caution sont plutôt du genre à ne pas tenir en place. À peine leur album “Peines De Maures/Arc En Ciel Pour Daltoniens” digéré, ils reviennent sous les feux de l’actualité
au sein des Cautionneurs, puis avec un disque de remixes revisitant leur dernier effort. Pour cela, ils ont fait appel à une multitude d’artistes qu’ils apprécient. La liste est longue, de
Drixxxe à Aetoms en passant par Enhancer, Oxmo Puccino, Mai Lan, Dj Duke, Radioinactive, Cuarto Poder et j’en passe. Soyons francs, ils sont peu ici à sublimer le répertoire du duo de Noisy Le
Sec. Si Drixxxe pose un décor plutôt convaincant sur “Club De Gym”, que Radioinactive impose finement sa patte sur “Peines De Maures”, tout comme les gentils timbrés de dDamage sur “Je Te Hais”,
le reste de ces revisites provoque la déception plutôt que l’excitation. Même Oxmo Puccino semble hors sujet, Mai Lan ne réédite pas l’effet boeuf de “Sheitan”, et on n’attendait pas vraiment de
surprise de la part d’Enhancer. Ne nous plaignons pas non plus, on n’est pas passé loin de Vegastar..



Non, tout l’intérêt de ce “Rend Visite Aux Gens” réside dans le DVD, très complet et bien plus captivant que la partie audio qui, du coup, se voit relayée au rang de bonus qu’on écoutera quand on
en aura le temps. Autrement dit quand on ne préfèrera pas se poser le cul devant la télé pour mater quelques clips de La Caution ou de l’Armée Des 12 (”Thé à La Menthe”, “Code Barre”,
“Aquaplanning”, “Casquettes Grises”, “Gin & Jus”, “Ils m’Observent” ou “Batards De Barbares”, certainement le vidéo clip le plus hardcore que le hip hop français ait vu), quelques bonus live
enregistrés au taquet au Nouveau Casino (”Boite De Mac”, “Je Te Hais”, “Thé à La Menthe”), voire même quelques photos



Plus encore, c’est le film qui mérite qu’on s’attarde sur cette nouvelle sortie de La Caution. Partagé en deux longs chapitres, il offre dans un premier temps une rétrospective de la carrière du
groupe. Hi Tek et Nikkfurie reviennent, à coups d’interviews et d’images d’archive, sur la naissance du duo en tant qu’entité hip hop, sur leurs premiers concerts, leurs influences, la période
Assassin Productions, leur premier album “Asphalte Hurlante” et son impact sur la scène française, leurs tournées, leur rencontre avec TTC, la genèse de l’Armée Des 12, leur dernier album, et les
expériences “Ocean’s Twelve” et “Sheitan”. Bref, tout pour que La Caution n’ait plus de secret pour vous



Et les deux frères vont encore plus loin en revenant, lors d’un second volet, sur la tournée suivant la sortie de “Peines De Maures / Arc En Ciel Pour Daltoniens”, en compilant images live et
backstage, en France, au Maroc, et même au Venezuela, pour une escapade sud américaine très intéressante illustrée par des images studio avec le groupe local Cuarto Poder, et en live (notamment
backé de manière assez originale par ce groupe de reggae du cru). “La Caution Rend Visite Aux Gens” est un long documentaire sans impasse prouvant, qu’on aime ou non La Caution, que ces deux
frères de Noisy Le Sec révolutionnent le genre à leur manière. Le témoignage d’un petit phénomène en quelques sortes







Tracklist :

   1. Drixxxé revisite ‘Club De Gym’

   2. Eda revisite ‘Player’

   3. Insomniak revisite ‘Boîte de macs’

   4. Enhancer te hait

   5. Oxmo Puccino & La Caution - L’Original

   6. Mai Lan & Nikkfurie - GPS sur la comète

   7. Dj Duke revisite ‘Ligne De Mire’

   8. Florent Sabaton revisite ‘Focus’

   9. Radioinactive revisite ‘Peines De Maures’

  10. dDAMAGE te hait

  11. Dj Duke revisite ‘Glamour Sur Le Globe’

  12. Cuarto Poder (Venezuela), La Caution & Saphir - Vergacion

  13. Maison Closed revisite ‘Souvent’

  14. Insomniak revisite ‘Revolver’

  15. Aetoms revisite ‘Arc-en-ciel Pour Daltoniens’

mp3

Aswad - Live At Odeon Hammersmith (FULL CONCERT)

https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiDbenwfTRknz0g4aJZPVVSO2QUwsq4GzXDzccJUi9N4sL4jwC35xNKLd9NjAOuv85VloZjerSRobMAIg3mKHvHXdD0UARe9sBEeJlDVwlQj-jXLPrLvcmd9UvHoxI1Jdj7tsUC2jTq8d8/s320/aswad+live.jpg

http://www.aswadband.com

http://www.myspace.com/aswadmusic

Origine du Groupe : U.K

Style : Reggae

Sortie : 1989

 



 

By http://accodata-solidgoldreggaedvd.blogspot.com



Recorded on New Year's Eve 1988/89 at London's Hammersmith Odeon, this video captures the dynamic sound of the world's premier rock/reggae band. The programme features 14 of their best-loved
songs, including 'Don't Turn Around', 'Give A Little Love', 'Distant Thunder', 'Set Them Free' and 'One Love'.

hd dvd rw

Groundhogs - Blues Obituary

http://bluestormmusic.com/store/images/groundhogs_blues-obituaryLP.jpg

http://www.thegroundhogs.co.uk

http://en.wikipedia.org/wiki/The_Groundhogs

Origine du Groupe : U.K

Style : Blues Rock , Alternative Rock , Psyché

Sortie : 1969



Par http://www.dragonjazz.com


Les Groundhogs s’étaient déjà faits une réputation dans les années 60 alors qu’ils accompagnaient John Lee Hooker à Londres et, en se baptisant du nom d’une chanson du grand bluesman de Detroit,
le trio marquait clairement ses intentions. A l’instar des autres groupes de l’époque, comme Ten Years After, Cream, Savoy Brown, Chicken Shack et Fleetwood Mac, les Groundhogs avaient aussi leur
arme secrète : le chanteur, compositeur et guitariste Tony McPhee, également pianiste à l’occasion (mais pas sur ce disque). Ce troisième album, après Scratching The Surface (1968) et le
rarissime The Groundhogs with John Lee Hooker (1968), peut être considéré comme une de leurs meilleures prestations en studio. Si le blues est ici parfois traité avec le respect dû à sa longue
histoire (Times, Express Man ou encore Mistreated qui fait penser à Canned Heat), il est le plus souvent l’occasion de vols jubilatoires effectués par un guitariste habile, se distinguant de ses
pairs par un son âpre et rugeux dont le côté hard s’amplifiera encore par la suite. Le disque s’appelle Blues Obituary, ce qui signifie « la nécrologie du blues ». Dans le style désuet des films
d'horreur de la Hammer, la pochette du LP original présente au verso une croix constituée de photographies censées raconter la mise en terre du blues. Le fait est que cet album est un œuvre de
transition : McPhee, Peter Cruickshank (bass) et Ken Pustelnik (drums) commençaient en effet à pousser l’enveloppe au-delà des douze mesures traditionnelles. Ainsi Daze Of The Weak, qui débute
comme un bon vieux boogie, plonge-t-il occasionnellement dans le désordre paroxystique tandis que l’époustouflant instrumental Light Was The Day, qui clôture le répertoire, tranche sur le reste
avec son rythme tribal, sa slide juteuse et ses vagues psychédéliques. Dès lors, on comprend mieux : Les Groundhogs enterrent le blues parce qu’il ont décidé d’aller plus loin et de jouer plus
fort, ce qu’il feront bientôt avec Thank Christ For The Bomb (1970), Split (1971) et Who Will Save The World? (1972) qui grimperont tout les trois de façon inattendue dans le top 10 des charts
anglais. A partir de là, les Groundhogs auront réussi à se façonner une autre image, celle d’un power trio de rock à tendance progressive, mais, grâce à leurs trois premiers opus, ils existeront
à jamais dans l’esprit de leurs fans comme l’un des secrets les mieux gardés du blues boom anglais.



Tracklist :

1. B.D.D.

2. Daze of the Weak

3. Times

4. Mistreated

5. Express Man

6. Natchez Burning

7. Light Was the Day

mp3

Mañana Me Chanto - Ciudadanos del Mundo

https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgAOPYWKMTovw1ENHDzZaHPUNjFp-B4mkIS-z0L70X4TzFp6-yrKWaNB465WIZxi5VYmnGseM9wnkPbVH383Wd5uxPJjW10ZL18KaP8lEdROixh4oVyg1DVvLyp0TN4sh-irtWtFvP31aPV/s1600/Ma%25C3%25B1ana+me+Chanto+-+Ciudadanos+del+Mundo+%25282010%25293.jpg

http://www.mananamechanto.com

http://www.myspace.com/mananamechanto

Origine du Groupe : Spain

Style : Alternative , Latin Music , Reggae , World Music

Sortie : 2010



Du Myspace Officiel :



"MAÑANA ME CHANTO" nait à Barcelone en 2001. À cette époque, les Frères Palanka débarquent du Chili avec leurs guitarres sur le dos, et commencent à jouer dans les rues de la ville mélangeant
reggae et rythmes latinos.......Avec le temps, la famille "chanto" s'est agrandie, jusqu'à atteindre la formation actuelle de 7 musiciens (guitarres, basse, batterie, piano, trompette, trombone).
En jouant dans des bars, salles, fetivals, ou dans la rue, ils ont parcourue des milliers de km, avec des centaines de concerts à leur actif, enregistré 3 disques : ARRIBA (2003), PERO MAÑANA
(2005), CIUDADANOS DEL MUNDO (2010) colaboré dans plusieurs compilations : BASILONA (2004), MARIATCHI BOOGIE (2006). Sans oublier des milliers d'aventures dans déjà 25 pays!!!!! Accro aux
voyages, rencontres et nouvelles expériences, les chantos forment une équipe indestructible, sorte de tribu nomade, famille vagabonde qui lutte avec musique et "buena onda" pour un monde
meilleur!!!!!!!!!!!

 









Tracklist :

01 Kumato

02 Keskonafé

03 Entiende Todo

04 Arriba en la Sierra

05 Guay not?

06 Glifosato (con Kachafas de Che Sudaka)

07 A Nadie le Interesa

08 Quiero ser Policía

09 Ciudadano del Mundo

10 Carlos Kadillac

11 El Dub del Perro

12 Salam Aliekum

mp3

Art Blakey & the Jazz Messengers - Tough

http://3.bp.blogspot.com/_CnB98Cn34Xs/SgdWeMhBMcI/AAAAAAAABJk/X0vOQJY0-hc/s320/sat_611338_1-772660.jpg

http://en.wikipedia.org/wiki/Art_Blakey

Origine du Groupe : North America

Style : Jazz , Hard Bop

Sortie : 1965



By http://www.dustygroove.com/item.php?id=hyqzvpnbrk



One of those obscure sessions recorded during the years after the time Blakey and Horace Silver broke up, and before he reestablished himself as a key leader on Blue Note during 1958. Features a
striking early lineup of the Jazz Messengers featuring Jackie McLean(alto) and Bill Hardman(trumpet) with Sam Dockery and Spanky DeBrest. Included are a swinging Gershwin medley and two Duke
Jordan tunes "Scotch Blues" and the classic "Flight to Jordan"



Lineup :

Art Blakey (drums)

Jackie McLean (alto sax)

Bill Hardman (trumpet)

Sam Dockery (piano)

Spanky DeBrest (bass)



Tracklist :

1. Scotch Blues

2. Flight to Jordan

3. Transfiguration

4. Exhibit A

5. Gershwin Medley: Rhapsody in Blue; Summertime;

Someone to Watch Over Me; The Man I Love



mp3

Koon Denpa - New Green Version

http://ia600301.us.archive.org/29/items/KoonDenpaRadioflyingBaba7472010NewGreenVersion/green.jpg?cnt=0

http://koondenpajp.blogspot.com

http://www.myspace.com/koondenpa

Origine du Groupe : Japan

Style : Alternative Fusion , Psychedelic , Indie , Experimental , Progressive Rock

Sortie : 2008

[Attribution-Noncommercial-Share Alike 3.0]

 

 

 

STREAM AUDIO :  VBR M3U
(Hi-Fi)

Tracklist :

02 トラック 02

04 トラック 04

06 トラック 06

08 トラック 08

10 トラック 10

11 トラック 11

 

  mp3

FREE DOWNLOAD FROM OFFICIAL ARCHIVE.ORG KOON DENPA

lundi 28 mars 2011

Kaboom (V.F)

DIRECT LINK
Teaser / Bande Annonce
 

FULL MOVIE / FILM EN ENTIER
KABOOM (V.F)
 


Kaboom est un film américain réalisé par Gregg Araki, sorti officiellement le 6 octobre 2010. Il est sélectionné au 63e festival de Cannes en séance de minuit.

Sommaire

Synopsis

Smith mène une vie agréable au campus : il passe du temps avec sa copine lesbienne Stella, couche avec la jolie London, tout en étant attiré par le beau Thor, son colocataire surfeur. Jusqu'à l'horrible nuit qui va faire basculer sa vie. Lors d'une fête, Smith est convaincu d'avoir vu le meurtre d'une fille rousse dont il ne sait quasiment rien. Mais en cherchant la vérité, il se rend compte que le mystère qui entoure cette histoire est de plus en plus bizarre et qu'il pourrait bien avoir des conséquences définitives sur sa vie mais aussi sur le reste du monde.

Fiche technique

Distribution

Bande originale

Récompense

Autour du film

  • London parle de l'échelle de Kinsey à Rex lors d'un repas à la cafétéria.
  • Lorsque Smith explique qu'il fait des études de cinématographie, on peut voir deux extraits du film Un chien andalou.

Voir aussi

Lien externe

Le régime d’opinion

Par Alain Garrigou
pour http://blog.mondediplo.net

« Démocratie d’opinion », entend-on répéter dans les médias ou les dîners en ville. Sorte de sésame des Bouvard et Pécuchet d’aujourd’hui. On n’est pas sûr de bien saisir s’il s’agit d’un pas en avant de la démocratie ou si cela en désigne une forme abâtardie. C’est probablement ce qui fait la valeur du propos. On ne fâche personne, ni les optimistes ni les pessimistes : on a dit l’inverse, mais entre gens de bonne compagnie, l’important est de montrer qu’on est en bonne compagnie. L’ascension vers les hauteurs de la théorie fait l’affaire. Après tout, on se saurait être trop exigeant sur la qualité des propos tenus entre le fromage et la poire. Qui n’a jamais fauté ? Cela est plus ennuyeux quand ce sont des commentateurs à prétention scientifique qui lancent sur les plateaux et sur le papier les idées reçues. Que veulent-ils dire alors ? Pour le savoir, car on chercherait vainement une définition de l’expression, il faut remarquer qu’ils en parlent à propos des sondages ou d’Internet. En somme, ils ne font que recycler la vieille idée de George Gallup de sondages qui court-circuiteraient les corps intermédiaires et institueraient les mécanismes de la démocratie directe. Internet est venu à point pour réactiver les passions tristes des petits prophètes médiatiques.

Démocratie d’opinion, donc. Il faut refuser l’évidence pour assurer en effet que l’opinion publique bénéficie aujourd’hui d’une ubiquité nouvelle. Ce n’est pas simplement un fétiche qu’on invoquait quand on prétendait avoir une certaine lucidité sur le monde, à l’exemple des salons du XVIIIe siècle, mais des informations chiffrées, celles des sondages, sans cesse invoqués pour justifier les prises de position politique. Il faudrait être un esprit chagrin pour s’en plaindre.

L’opinion peut-être… La démocratie non. Ce n’est pas une humeur en effet que d’observer que cette omniprésence de l’opinion ne favorise pas forcément la démocratie et même qu’elle la pervertit. Quelle est cette opinion qu’on nous inflige à longueur de sondages ? Plutôt que de la formuler en termes abstraits selon les récurrents débats de philosophie médiatique de comptoir, observons la chose et non l’idée. En somme, comment les sondages objectivent-ils l’opinion ?

A partir de ce qu’il appelait un « rebut » des sondages, les non-réponses, Pierre Bourdieu avait élaboré des analyses classiques de la compétence politique statutaire, constatant d’abord que la probabilité de réponse était inégalement distribuée selon le genre (les hommes plus que les femmes) et la catégorie sociale (les classes élevées plus que les classes populaires). L’opinion n’était donc pas une propriété personnelle, naturelle et universelle, mais une capacité socialement distribuée. Les haussements d’épaule moquant aujourd’hui cette évidence font sourire, car voilà trente ans, les mêmes hurlaient d’indignation devant le « sociologisme ». Il s’agit ici de remarquer qu’un sociologue aurait bien du mal à réfléchir sur de telles données. Les sondages n’en donnent plus. Quels étaient les pourcentages sur lesquels travaillait Pierre Bourdieu ? Dans un sondage Sofres sur les relations de la France, de l’Algérie et du tiers-monde de 1971, pas moins de 16 %, autant de femmes que d’hommes, ne répondent pas à une question sur l’effort de la France pour loger les travailleurs étrangers. A une autre question sur les relations avec les pays sous-développés, la proposition selon laquelle la France devrait s’intéresser aux pays qui ont un régime démocratique « obtient », si l’on peut dire, 26 % de non-réponse chez les hommes mais 41 % chez les femmes (La Distinction, p. 471). Dans les sondages d’aujourd’hui, les NR sont réduites à des chiffres négligeables. Elles le sont d’ailleurs si bien que des sondages oublient de les signaler.

Les Français auraient-ils gagné en compétence ou en confiance pour répondre à toutes les questions ? Il suffit de se pencher sur le dispositif de production des chiffres pour savoir que les sondages n’enregistrent pas passivement les chiffres comme une photo instantanée, selon un autre cliché, faux mais répété en dépit de toutes les démonstrations.

La surévaluation de la généralité de l’opinion est d’abord le produit de la relation d’enquête. Comment sont interrogés les sondés ? La plupart des sondages sont effectués par téléphone, et de plus en plus en ligne, à la suite de la difficulté croissante à trouver des sondés. Trouver des gens qui acceptent conduit forcément à surévaluer la capacité ou la disposition à dire son opinion. Pour accepter de répondre à un enquêteur, plus souvent une enquêtrice, il faut supposer avoir quelque chose à dire. Le sondé n’aurait-il rien à dire, il s’est placé lui-même dans la situation d’obligation de répondre, de ce qu’on pourrait appeler le devoir d’opinion – assez proche d’une relation pédagogique, sauf qu’il met en œuvre un risque de honte ou de perdre la face faute d’avoir réponse à tout.

Si le sondé avoue ne pas avoir d’opinion, les consignes de l’enquêteur lui intiment de pousser à la réponse en répétant, en encourageant son interlocuteur. Autre mécanisme d’incitation à forcer les réponses, cette condition pour être rémunéré de ne pas recourir plus de trois fois à la non-réponse. Une sorte de joker que les enquêteurs essaient de repousser à la fin des questionnaires pour ne pas échouer. Si un sondé déclare ne pas avoir d’opinion sur le sujet, l’enquêteur prétend alors ne pas avoir cette case sur son écran d’ordinateur.
A l’opposé de cet alibi technique, la relation d’enquête entre un travailleur précaire et un enquêté bienveillant conduit à jouer de ressorts affectifs. L’enquêteur joue souvent du sentiment pour obtenir une réponse, allant jusqu’à supplier en évoquant explicitement le fait d’être payé ou pas selon la bonne volonté du sondé : petit chantage affectif de l’enquête. Les sondés sont généralement compatissants, une fois la relation établie. Enfin, il faut bien évoquer la pratique banale du bidonnage, puisque c’est le seul moyen, pour des travailleurs précaires sous-payés, de gagner modestement leur vie. On est bien loin de la légende d’enquêteurs heureux de contacter des sondés qui leur disent tout leur bonheur d’être enfin interrogés. Un propos de sondeurs qui avait d’autant moins de chances d’être démenti que l’on n’invitait guère dans les médias les critiques et les enquêteurs. Les premiers étaient accusés de mentir quand ils évoquaient une hausse des refus de répondre aux enquêtes d’opinion, et les seconds n’avaient pas travaillé dans une bonne entreprise, comme l’était forcément celle du sondeur invité à s’exprimer.

Quant à l’enquête en ligne, il suffit de dire que le questionnaire est auto-administré, selon le terme consacré. L’internaute volontaire se doute qu’il n’a aucune chance d’obtenir les gratifications promises s’il multiplie les non-réponses… Comment pourrait-il ne pas comprendre qu’on le sollicite pour qu’il donne des opinions ? On sait qu’il se comporte d’ailleurs largement en stratège pour maximiser ses chances de gagner. Et il n’y a effectivement pas, ou très peu de non-réponses dans ces questionnaires en ligne. Le résultat manifestement erroné sur tous les sujets, mais dont l’erreur apparaît manifestement sur des questions électorales : il n’y a pas d’abstentions.

Il est juste d’affirmer que les sondages fabriquent de plus en plus l’opinion. Depuis l’article de Pierre Bourdieu « L’opinion publique n’existe pas », on savait que les sondages agrégeaient des opinions inégalement constituées allant de l’opinion mobilisée jusqu’au simple artefact. Les prudences d’antan on été oubliées. Aujourd’hui, il s’agit seulement de donner des chiffres. Peu importe leur valeur. On ne peut assimiler la prolifération de mesures aussi falsifiées avec une « démocratie d’opinion » sans une immense crédulité. On ne s’intéresse que depuis peu à la réalité du travail d’enquête [1]. Il faut vouloir croire pour ne pas perdre sa foi dans les sondages. En même temps, on comprend mieux l’effort des sondeurs pour contrôler les médias. Dans cette lutte, politique s’il en est, il s’agit d’empêcher les critiques de s’exprimer, de les déconsidérer, de les encadrer, de les circonvenir.

Il faut un présupposé d’universalité de l’opinion : tout le monde en aurait une sur tous les sujets. Tant pis si c’est manifestement faux. C’est un dogme auquel il est difficile de s’attaquer, sauf à être taxé d’hostilité à la démocratie, de même que discuter les dogmes religieux dans un temps passé exposait aux bûchers de l’Inquisition. On risque aujourd’hui beaucoup moins. Le dogme de l’universalité conduit aux interrogations les plus surprenantes pour peu que l’on rompe avec l’évidence de la banalité. Ainsi, en pleine affaire du Mediator, ce médicament du laboratoire Servier accusé d’avoir tué plusieurs centaines de personnes, on interrogeait des sondés sur les responsabilités quelques jours avant que l’IGAS rende son rapport. On objectera qu’il ne s’agissait pas de substituer un rapport d’opinion à une enquête d’experts : il n’empêche. En voulant évaluer le sentiment public, pour vendre du papier, pour les conseils en communication politique, on fait comme si les registres vulgaires et experts étaient homologues. D’ailleurs, des sondages peuvent se permettre de soumettre le jugement des experts à la non-expertise des sondés. On peut continuer à interroger sur le Mediator des gens qui n’ont pas lu le rapport de l’IGAS, comme on peut interroger sur le réchauffement climatique des sondés qui ne savent pas ce qu’est le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).

Il ne s’agit pas d’opposer un principe de compétence scientifique à un principe démocratique, mais de marquer combien le principe d’opinion s’immisce dans des sujets qui relèvent d’autres registres. Les scandales offrent un autre exemple de la confusion. Dans l’affaire Woerth-Bettencourt, les sondeurs ont demandé à leurs échantillons représentatifs si le ministre Eric Woerth devait démissionner ; question reproduite pour les vacances en Tunisie de Michèle Alliot-Marie. On pourrait penser que c’est une affaire de droit et de responsabilité politique. En faire une affaire d’opinion est sans doute intéressant pour les politiques et les commentateurs, mais tend à objectiver un droit d’opinion équivalent à tout autre autorité.


On ne s’étonnera pas alors de l’invocation généralisée de l’opinion dans les commentaires journalistiques. Le point de vue se fonde alors sur la souveraineté de l’opinion collective. Chacun peut en tirer une conséquence pour soi, avec la souveraineté de l’opinion personnelle qui se déploie à longueur de forums Internet où tant de réactions ne s’encombrent ni de justification ni de démonstration : c’est ainsi parce que je le pense. Dans d’autres arènes, même savantes, des interventions commencent facilement par des formules qui indiquent moins la prudence que la légitimité du jugement. « Moi, je crois », « moi, je pense », amorcent les points de vue les plus catégoriques. Ils n’ont pas besoin de se fonder en raison. Le régime d’opinion est une expression non pas démocratique mais plutôt narcissique, qu’un slogan publicitaire avait décliné par cette formule : « Parce que je le vaux bien ». Ce régime est une nouvelle forme d’obscurantisme, puisqu’il suffit de croire pour s’opposer à toutes les démarches de la raison.

Notes

[1] Il faut signaler l’excellent livre de Rémy Caveng, Un laboratoire du « salariat libéral ». Les instituts de sondage, Editions du Croquant, Bellecombe-en-Bauges, 2011, 262 pages.

Sécurité nucléaire, les risques de la dérégulation

Par Gilles Balbastre
pour http://www.monde-diplomatique.fr

Il n’a pas fallu attendre longtemps pour que la catastrophe de Fukushima, au Japon, déclenche en France un débat sur la pertinence et l’avenir de l’atome. Faut-il ou non sortir du nucléaire, faut-il ou non un référendum sur la question, faut-il ou non développer les énergies renouvelables ? Qu’importe à la presse l’importance du débat : l’émotion suffit à légitimer son inscription en tête des priorités politiques. Subordonner la vie démocratique au rythme des catastrophes et des faits divers est un procédé à double tranchant. Il peut conduire à une délibération informée sur l’avenir énergétique d’un pays, mais aussi au vote d’une loi sécuritaire. Par exemple, un « débat » sur la récidive lancé à l’été 2007 après l’enlèvement d’un garçonnet à Roubaix par un pédophile préluda à l’adoption d’une législation liberticide.
Au nombre des arguments sur l’avenir du nucléaire avancés par la plupart des protagonistes de cette controverse – politiques, éditorialistes, experts –, un a manqué à l’appel : la dérégulation du marché de l’électricité, entreprise en France et en Europe depuis une vingtaine d’années. Le processus débute en juin 1996 avec la directive européenne ouvrant le marché de l’électricité à la concurrence pour les professionnels. Il se poursuit par la loi du 10 février 2000, votée par le Parlement à majorité socialiste, qui transpose la directive de 1996, puis par la loi d’août 2004 qui privatise partiellement Electricité de France (EDF). Enfin, la loi sur la nouvelle organisation du marché de l’électricité (NOME) de novembre 2010 oblige EDF à céder à ses concurrents une partie de sa production. Entre-temps, une deuxième directive européenne, lancée lors du Conseil européen de Barcelone de mars 2002 et approuvée par le premier ministre et le président de la République française de l’époque, MM. Lionel Jospin et Jacques Chirac, ouvre à la concurrence la fourniture d’électricité au consommateur.
Les conséquences de la disparition du monopole de service public d’EDF sont loin d’être négligeables tant pour les usagers – hausse incessante des prix (1), dégradation du service – que pour les salariés et, finalement, pour la sûreté des centrales nucléaires. Etablissement public transformé en société anonyme en 2004 et coté en Bourse, ce « service public » doit désormais rémunérer ses actionnaires (2). De ce débat-là, peu ont entendu parler. Premier producteur mondial privé d’électricité, le propriétaire de la centrale de Fukushima, Tokyo Power Electric Company (Tepco), a falsifié des rapports d’inspection de réacteurs nucléaires durant plusieurs décennies pour couvrir près de deux cents incidents dans les centrales de Fukushima et de Kashiwazaki-Kariwa.
Les circonstances particulières de l’accident survenu au Japon – un tremblement de terre suivi d’un tsunami – focalisent l’attention sur la fiabilité technologique de la production nucléaire. Or la sûreté de cette industrie ne dépend pas uniquement, comme l’avancent souvent ses opposants, d’une technique plus ou moins efficiente. Elle repose aussi sur la qualité de la tâche effectuée par les salariés qui y travaillent. Ainsi, pour M. Michel Lallier, représentant de la Confédération générale du travail (CGT) au Haut comité pour la transparence et l’information sur la sécurité du nucléaire et ancien secrétaire du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de la centrale de Chinon, la sûreté de la production de l’électricité issue du nucléaire repose sur trois piliers : technologique, social, humain. « Comme pour un tabouret à trois pieds : si vous mettez à mal un de ses pieds, le tabouret ne tient plus vraiment, et les deux autres peuvent céder. C’est ce qui arrive aujourd’hui dans les centrales nucléaires. La sûreté nucléaire a reposé durant des décennies sur un cadre social bien défini pour un personnel qualifié, par la vigilance et le travail de ce personnel et par la cohérence humaine de ce collectif de travail. Or la dérégulation du marché de l’électricité, puis la privatisation partielle d’EDF avec sa course aux économies mettent à mal depuis les années 1990 tout cet édifice. Et, au final, le dernier pied technologique ne peut qu’être menacé à son tour. »
Depuis la loi de juin 2006 sur la transparence et la sûreté nucléaire, chacune des dix-neuf centrales françaises doit dresser un rapport annuel sur les incidents et accidents en matière de sûreté nucléaire, de radioprotection, de rejet dans l’environnement. Le texte rédigé par la direction est suivi d’un « avis » du Comité d’hygiène, de sécurité et de conditions de travail (CHSCT) dont nous publions ci-dessous des extraits avec, à chaque fois, un lien vers le document PDF sur le site de l’opérateur (3). Ces signaux d’alarme, envoyés par les salariés dans une indifférence médiatique d’autant plus inexplicable que ces rapports sont publics, éclairent l’attaque menée par la direction d’EDF contre les deux piliers sociaux et humains qui soutiennent l’édifice nucléaire français. Ils renseignent par conséquent sur la menace qui pèse sur le troisième.

La pratique du métier mise à mal

« Quelle efficacité humaine avec des horaires de travail dépassant de façon quasi quotidienne les 12 heures par jour ? » (Chinon, 2008)
« La recherche perpétuelle d’arrêts de tranche [arrêt d’un réacteur pour rechargement et maintenance] de plus en plus courts qui combine augmentation de la pression du temps et réduction des budgets et des ressources. » (Chinon, 2008).
« En matière de maintenance, on sait facilement ce qu’on économise en sous-traitant, en externalisant, en ayant recours à des personnels parfois moins formés, moins qualifiés, soumis à forte pression pour redémarrer la production dans les délais prévus. » (Saint-Alban, 2009)
« Les conditions de cette externalisation se traduisent par une montée des accidents parmi les salariés de cette sous-traitance. Beaucoup de ses salariés ont été affectés à ces activités, sans formation et pour la plupart sans connaissance des règles de sécurité fondamentales inscrites dans le recueil des prescriptions au personnel. » (Nogent-sur-Seine, 2009)

La souffrance au travail

« Acculés à faire leur travail malgré tout, les salariés peuvent être amenés à devoir travailler d’une façon qu’ils réprouvent, c’est à dire de “non-qualité”. La honte de cela va alors les ronger, les culpabiliser, car travailler devient pour eux “mal travailler” (…)  ». (Civaux, 2009)
« Les dégradations des conditions de travail, la surcharge de travail due au manque d’effectif, les objectifs inatteignables, augmentent la souffrance au travail. Ces risques psychosociaux ont un impact direct sur le niveau de sûreté et sur les conditions d’exploitation (…)  ». (Cattenom, 2009)
« Des politiques de management construisent à marche forcée l’excellence à coups de politiques d’indicateurs déconnectés du travail réel. » (Gravelines, 2009)
« Etats de souffrance, épisodes dépressifs notables, états réactionnel aigus, démobilisation professionnelle, troubles du sommeil (…)  ». (Paluel, 2009)

La sûreté nucléaire en question

« Après un redressement de courte durée, sans doute lié à certaines décisions et au changement de direction, les choses à nouveau se dégradent avec une cinétique inquiétante dans le domaine de la sécurité, de l’organisation matérielle et technique du travail. Le nombre global d’accidents a triplé en trois ans. » (Nogent-sur-Seine, 2009)
« Concernant l’environnement, malgré le respect des seuils réglementaires, nous continuons à déplorer des quantités non négligeables de rejets. Nous souhaitons que le site continue à diminuer ses rejets afin que son impact environnemental se réduise encore. » (Saint-Alban, 2009)
« Pour information, lors de l’incendie des transformateurs au pyralène tranche 3, les sapeurs pompiers sont arrivés sur site en trente minutes, ce qui a contraint les équipes de seconde intervention EDF à attaquer l’incendie, et ainsi à mettre en péril leur propre sécurité. En effet, les équipes de seconde intervention ont attaqué l’incendie sans que les lignes 400 000 volts aient été déconnectées. Pour rappel, déconnecter les lignes 400 000 volts a été le premier geste des sapeurs pompiers, ce qui démontre s’il en était besoin la nécessité de disposer de professionnels du feu. » (Blayais, 2010)
« A ce jour, la tranche 2 fonctionne depuis plusieurs mois avec une fuite hydrogène, certes surveillée et inférieure aux critères d’arrêt. » (Saint-Alban, 2009)

(1) Une des conséquences de la loi NOME est de faire grimper la facture d’électricité de 5 % par an jusqu’en 2015.
(2) Malgré une baisse en 2010 de son résultat net de plus de 70 %, EDF a versé à ses actionnaires la même somme que l’année précédente, soit 2,1 milliards d’euros.
(3) Ces textes sont disponibles sur le site d’EDF. Toutes les recommandations des CHSCT reproduites ci-dessous proviennent des rapports 2009 (2008 dans le cas de Chinon). Le nom entre parenthèse est celui de la centrale ; il s’agit d’un lien vers le fichier PDF du rapport correspondant. Une liste d’incidents est également en ligne sur le site Internet de l’Autorité de sûreté nucléaire.

Gilles Balbastre

Réalisateur et coauteur de Journalistes au quotidien et Journalistes précaires (tous deux sous la direction d’Alain Accardo), Le Mascaret, Bordeaux, respectivement 1995 et 1998.