lundi 28 février 2011

Syreeta - One To One

https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEi89VZhdvblE5zXLeakFq_XBeQ6eTrNC52WDJ28TQWteo-AxGM2S2a54wEvjThsFb_kEKiwFgfSTDu28mduAkEFVHoc-25bHI5gIo4dHwhq1KquYMqEhgtbn9hQqjJ-EuUUoNNV7Z6Xl2c/s400/syreeta_one_fr.jpg

http://fr.wikipedia.org/wiki/Syreeta_Wright

http://en.wikipedia.org/wiki/Syreeta_Wright

Origine du Groupe : North America

Style : Soul

Sortie : 1977



By A mind with no ceiling  from http://oufarkhan.blogspot.com



The third album by Syreeta, that time backed by Leon Ware on the Tamla imprint, including the participation of Gary Bartz on a couple of tracks. Quoting Dusty Groove, as often, this is 'beautiful
spacey soul from Syreeta -- and proof that she was one of Motown's great lost talents of the 70s! Leon Ware did the production, and Syreeta's high Minnie Riperton-esque voice is backed by a
smooth set of mellow grooves with lots of cool electronic bits and weird moogy parts that remind us of Ware's own "Musical Massage" LP.



The whole thing's a wonderful blend of spacey soul -- and we rank it right up there with the best work by Ware, Riperton, and some of our other 70s mellow soul favorites. Tracks include "I Don't
Know", "Rest Yourself", "One To One", and my personal fave "Tiki Tiki Donga".



Beautiful cover art, too!

 





Line Up :

Lead vocals by Syreeta Wright

Background vocals by Syreeta Wright, Leon Ware, Jim Gilstrap, Marietta Araiza, and Stevie Wonder

Bass guitar by Chuck Rainey and Curtis Robertson Jr.

Guitars by David T. Walker, Greg Poree, Marc Silverman, Mike Sembello, Ray Parker Jr., and Steve Buckmeier

Drums by Alvin Taylor, Howard King, and James Gadson

Keyboards by Greg Phillinganes, John Barnes, and Sonny Burke

Percussion by Eddie "Bongo" Brown and Mayuto

Saxophone solo by Gary Bartz



Tracklist :

1. One to One (4:50)

2. I Don't Know (4:22)

3. Rest Yourself (4:39)

4. I Too Am Waiting (5:38)

5. Tiki Tiki Donga (5:05)

6. Don't Cry (7:10)

7. Harmour Love (3:36)

8. One to One (Reprise) (4:50)

mp3

Saez - Live au Paléo Festival de Nyon

http://a35.idata.over-blog.com/300x225/2/47/40/00/saez-live-pic59.jpg

http://www.damiensaez.com

http://www.myspace.com/saez

Origine du Groupe : France

Style : Alternative Rock , Punk Rock

Sortie : 2010

Durée : 77min

 





Saez, Paléo Festival Nyon 2010 (concert complet)

envoyé par paleo



Site Officiel :

Biographie :



En 1999, un jeune artiste de vingt-deux ans surgit de nulle part et publie Jours étranges, premier album sous forme de manifeste rock, métallique et bruitiste, dont sont extraits les singles
"Jeune et con", "Sauver cette étoile" et "J'veux m'en aller". Avec Jours étranges, Saez crée l'événement. L'album se vend à plus de 200.000 exemplaires et fédère la jeunesse France sur fond de
textes engagés et de guitares crépusculaires.



Il est temps pour Damien de se téléporter sur scène et d'aller à la rencontre de son public, ce qu'il fait durant six mois dans le cadre d'une tournée qui sillonne l'Hexagone et passe également
par la Suisse, la Belgique et l'Italie. L'occasion pour Damien de vérifier que le phénomène Saez est en marche : des milliers de fans connaissent et chantent les paroles de ses chansons par cœur.
La saezmania bat son plein et pour ce petit prince subversif, insoumis, insolent, teigneux et jusqu'au-boutiste, cette communion signifie "Allons à la guerre en chantant !"



Aujourd'hui, après avoir publié A ton nom aux éditions Actes Sud (un recueil d'anciens et de nouveaux textes parmi lesquels des inédits), Saez nous offre God blesse, double album kaléidoscopique,
fruit de plus d'un an de travail forcené en studio. Véritable voyage intérieur, God blesse explore un vaste horizon musical où se conjuguent rock lycéen, ballades s'inscrivant dans la grande
tradition de la chanson française, techno hardcore, ambiances psychédéliques et thèmes emprunts d'un classicisme rigoureux.



Enregistré sous la houlette de Théo Miller (Infinite Mass, Mr. X, Placebo), God blesse regroupe des musiciens aussi divers que James Eller (Tony Banks, Julian Cope, Nick Lowe, The Teardrop
Explodes), Jérôme Godet et Chris Taylor à la basse, Maxime Garoute et Clive Deamer (Jeff Beck, Dr. John, Champion Jack Dupree, Portishead) à la batterie, Franck Phan à la guitare (également
co-compositeur de "Solution", "Sexe" et "Light The Way"), ou encore Martin Jenkins (Bert Jansch, Ocean Colour Scene, Black Box Recorder) à la programmation. Confiés à Eumir Deodato (Frank
Sinatra, Aretha Franklin, Kool And The Gang, et la majorité des chansons de l'album Post de Björk), les luxuriants arrangements de cordes furent enregistrés par Wayne Wilkins, célèbre pour ses
travaux aux côtés de Johnny Cash. De son côté, outre le chant, Damien assure l'ensemble des guitares et l'intégralité des claviers, dont de poignantes parties de piano prouvant que les neuf
années passées au conservatoire furent particulièrement bénéfiques.



Soufflant le chaud et le froid, entre néo-romantisme ("So Gorgeous") et pornographie ("'Sexe"), révolte contestataire ("Solution", "J'veux du nucléaire") et poésie pure ("Saint-Pétersbourg", "Les
hommes", "Menacés mais libres", "Les Condamnés"), l'ensemble s'achevant somptueusement dans le surréalisme exacerbé de "Voici la mort", Damien Saez radicalise son propos, dénonce la
mondialisation, le pouvoir de l'argent, la haine, la violence, la guerre, et signe ici son projet le plus ambitieux, le plus flamboyant et le plus torturé, à l'image d'une génération dont les
rêves semblent condamnés à errer entre le sens des mots et l'essence des notes, faisant de God blesse un précieux recueil à l'intention d'une jeunesse déracinée.



Tracklist :

1- Intro

2- Les Anarchitectures

3- Sonnez Tocsin Dans Les Campagnes

4- Pilule

5- Cigarette

6- Marie Ou Marilyn

7- Marguerite

8- Debbie

9- Ma Petite Couturière

10- Embrassons-Nous

11- J'Accuse

12- Des P'tits Sous

13- Tu y Crois Toi 

hd dvd rw

Murat Aydemir & Salih Bilgin - Nevâ 2

http://www.yenialbum.com/cover/SalihBilginMuratAydemir-Neva2.jpg

http://www.murataydemir.com

http://www.salihbilgin.com

Origine du Groupe : Turkey

Style : World Music , Arabic Music , Instrumental , Traditional

Sortie : 2009



From Official Site :



After a long search we have presented to our second album for musiclovers , still longing for their return to the ocean is going out with a new station we are in our journey. In this study
instrumental music again, we've included their masterpiece. From classic lines to avoid compromising our enforcement, our members, trying to stay within the requirements of attitude ...Classical
music of our master of the Tamburi Cemil Bey new life found, then, that way committed a great many precious sâzendenin contributions until today, but the place it deserves, still could not get
the instrumental music of such studies even richer suggest. Always grateful and thankful to have remembered our teachers Our Neyzen Niyazi Sayın and Tamburi Necdet Yasar's leadership out that
this journey of our culture as the evidence of history to shed light believe. Our aspirations opened the nevâ screen our floating tunes of the essence of our promise hearts to your ears
whispering to hope. 

 





Tracklist :

01. Uşşak Peşrev - Sultan I. Mahmud

02. Uşşak Müşterek Taksim - Salih Bilgin-Murat Aydemir

03. Uşşak Sazsemaîsi - Şerif Muhiddin Targan

04. Hicaz Peşrev - Neyzen Aziz Dede

05. Nişâburek'e Geçiş Taksimi - Salih Bilgin

06. Nişâburek Saz Semaîsi - Seyyid Ahmed Ağa

07. Hüzzam Taksim - Murat Aydemir

08. Hüzzam Peşrev - Tanburî Osman Bey

09. Hüzzam Saz Semaîsi - Tanburî Osman Bey

10. Rast'a Geçiş Taksimi - Salih Bilgin

11. Rast Saz Semaîsi - Tanburî Osman Bey

mp3

Noah D - Hypnotic Elements EP

http://albumdb.net/wp-content/uploads/2010/03/9f3ea1034234534.jpeg

http://www.myspace.com/noahd

http://soundcloud.com/noahd

Origine du Groupe : North America

Style : Electro , Dubstep

Sortie : 2009



by snf  From http://dubstepped.net



This killer EP is fresh out this week on Subway Records by Noah D out of Portland.  The A1 tune Seeeriousss has been played by basically everyone worldwide and while it’s the stand-out tune
of the EP for me the rest are no joke either.  Unknown Suspect VIP is excellent, and “Got U Now” is another to look out for.  Check out these samples and see links to buy it on wax
below.  Digital should be out in a couple weeks.  Noah D get back down to San Francisco!  Look for him live soon in Portland, Philly, at Burning Man, and in Cleveland. 
There’s also a European tour soon to be announced in conjunction with this EP.



Tracklist :

1 — Seeeriousss (04:24)

2 — Twister (05:20)

3 — Unknown Suspect (VIP) (05:18)

4 — Got U Now (05:21)

5 — Vibrationz (05:26)

6 — The Edge (05:27)

mp3

Rapport Angelides : une arme pour un sursaut politique

par Jacques Cheminade (son site) 
pour http://www.agoravox.fr 
PERMALINK  

Une Commission officielle d’enquête sur la crise financière vient de publier le 27 janvier un rapport dévastateur qui confirme en tous points les analyses de Lyndon LaRouche et de moi-même, créant ainsi une occasion pour le changement de système économique, financier et social au cœur de notre combat. Cette Commission, qui n’avait pas été mandatée pour présenter des solutions, ne propose pas formellement d’adopter la séparation des banques d’affaires et des banques de dépôt (Glass-Steagall), mais tout ce qu’elle dénonce montre la nécessité d’en venir là, ainsi d’ailleurs que son président l’a affirmé plus tard.

Non, ce n’est pas en France que ça se passe mais aux Etats-Unis !

Cela seul, s’il le fallait, confirmerait la nécessité de l’une des missions que nous nous sommes ici données, qui est de rendre compte de l’évolution du rapport de forces des deux côtés de l’Atlantique pour saisir au bond ces plats de l’histoire qui ne repassent jamais deux fois.

On est loin des conclusions grisâtres de notre commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur la spéculation financière, qui a rendu son rapport le 22 décembre 2010. Là où son président Phil Angelides et les cinq autres membres démocrates de la Commission américaine, qui sont des experts indépendants, fustigent et dénoncent la corruption et la fraude régnant dans le système actuel, MM. Henri Emmanuelli et Jean-François Mancel considèrent chez nous que « la spéculation ne saurait être diabolisée car elle a toujours eu un rôle économique effectif ». Ici ce sont des élus, au passé financier assez riche, qui enquêtent sur la base de documents ou de témoignages aimablement fournis par les établissements financiers, ceux-là mêmes qui ont organisé le système de dérégulation ayant conduit à la crise. Là-bas, les enquêteurs américains disposaient du double pouvoir d’assigner des témoins à comparaître et de réquisition de documents, dont nos élus se trouvaient fort dépourvus. Tout est là ! C’est ce que nous continuons à préconiser en France, la mise en place d’une véritable Commission Pecora, avec des pouvoirs d’instruction, comme à l’époque de l’administration Roosevelt, et non se bornant à écouter ceux qui le veulent bien.

Pour le reste, aux Etats-Unis le combat continue. Phil Angelides participe à de nombreux programmes de radio et de télévision et témoignera devant la Commission des services financiers de la Chambre des représentants le 16 février, et plus tard devant la Commission bancaire du Sénat. L’offensive est cependant sabotée par le représentant démocrate Barney Frank et le sénateur, également démocrate, Christopher Dodd, ainsi que par les enragés du Parti républicain, buveurs ultra-libéraux du thé monétariste britannique. La grande presse américaine, dont les liens avec Wall Street ne sont un secret pour personne, tente pour sa part d’étouffer le débat. Ce sont les jeunes candidats larouchistes qui le portent, à travers tout le pays, redonnant ainsi vigueur au courant Roosevelt du Parti démocrate, contre le compromis honteux passé par le président Obama avec les nouveaux élus républicains en vue de faire payer aux victimes les conséquences de la crise, tout en renflouant ses auteurs.

Comme l’a écrit François Morin dans le titre de son dernier ouvrage, ce qui est en cause ici est bel et bien la création d’« Un monde sans Wall Street » (Economie humaine, Seuil) et sans son cerveau, qui se trouve à la City de Londres.

Le rapport Angelides : un brûlot contre trente ans d’horreur financière

Ce qui frappe d’abord en prenant connaissance du rapport, ce sont les moyens mis pour le rédiger. La Commission d’enquête a été créée pour « examiner les causes, intérieures et internationales, de la crise financière actuelle aux Etats-Unis », en partant de 22 points clairement définis lui ayant donné une compétence très large. Elle a été mise en place comme un élément fondamental relevant de la loi sur la Répression de la fraude et la reprise économique (Public Law 111-21), votée par le Congrès et signée par le Président en mai 2009. Elle a réuni 6 représentants choisis par les démocrates et 4 par les républicains, soutenus par une équipe de plus de 80 membres, qui ont examiné des millions de pages de documents, se sont entretenus avec plus de 700 témoins et ont tenu 19 jours d’auditions dans tout le pays. C’est dire l’importance du travail, sans commune mesure avec celui qu’ont été en mesure d’effectuer nos élus.

Pour paraphraser Shakespeare, nous dit ironiquement la Commission, citant Cassius dans Jules César, « la faute n’est pas inscrite dans les étoiles, mais en nous-mêmes ». Elle souligne en effet, comme LaRouche et moi-même l’avions fait à l’époque, que la crise financière était évitable et prévisible, et que l’effondrement de la bulle du crédit hypothécaire ne fut que l’étincelle qui alluma un tonneau de poudre bien rempli par un empilement de spéculations de toutes sortes. Les pertes ont été fortement amplifiées, constate-t-elle, par les produits dérivés et les titres synthétiques. « La crise a été le résultat à la fois d’action et d’inaction humaine, et non la conséquence de la Nature des choses ou de modèles d’ordinateurs ayant échappé à tout contrôle ».

L’impact de cette crise se fera « ressentir pendant au moins une génération », et nous-mêmes, malgré notre familiarité avec les opérations financières, « avons été fascinés, surpris et même choqués par ce que nous avons vu, entendu et lu ». Elle souligne avoir reçu « de nombreux rapports sur des pratiques de prêts prédatrices et hors du commun » et accuse « la Réserve fédérale d’avoir totalement échoué à endiguer le flot d’hypothèques toxiques, ce qu’elle aurait pu faire en fixant des critères prudentiels de prêts sur hypothèque. La Réserve fédérale était l’organisme qui avait le pouvoir de le faire et ne l’a pas fait. » Les institutions financières américaines ont laissé circuler les agents économiques « sur une autoroute dans laquelle il y avait ni limites de vitesse ni bandes continues ».

La Commission montre ensuite comment « les fautes nombreuses et étendues dans la supervision et la régulation financières ont eu des conséquences dévastatrices sur la stabilité des marchés financiers américains. (…) Plus de trente ans de dérégulation et de confiance dans l’autorégulation par les institutions financières, dont l’ancien président de la Réserve fédérale Alan Greenspan s’était fait le champion (…) ont conduit au désastre. (…) Cette approche a ouvert des brèches dans le contrôle de domaines fondamentaux portant sur des risques de milliers de milliards de dollars, comme le système de banque noire et les marchés de produits dérivés de gré à gré ». Elle souligne ensuite le rôle de la corruption politique : « De 1999 à 2008, le secteur financier a dépensé 2,7 milliards de dollars dans ses activités de lobbying ; les individus et les comités d’action politique organisés par ce secteur ont versé plus d’un milliard de dollars aux campagnes politiques.

« Nous concluons que les échecs dramatiques de la gouvernance des sociétés financières et de la gestion du risque de la part de nombreuses institutions financières ont été une cause majeure de la crise. (…) Trop nombreuses ont été ces institutions qui ont agi avec une totale insouciance, prenant trop de risques, avec trop peu de capital et trop de dépendance envers le financement à court terme. »

La messe se trouve dite : c’est tout le système financier et politique américain qui est remis en cause, appelant ainsi implicitement mais vigoureusement à ce qu’un autre soit mis en place. « Comme Icare, souligne la Commission, ils n’ont jamais craint de voler de plus en plus près du soleil. » Presque toujours, ils n’ont pas su ou voulu mesurer les conséquences à long terme de leurs actes. Les plus grandes banques ont opéré avec un capital extrêmement faible : le rapport entre leurs engagements financiers et leurs fonds propres était de 40 contre 1. « Une perte de 3 % dans la valeur de leurs actifs aurait ainsi pu entraîner leur faillite. » En fait, on sait que sans les renflouements des administrations Bush et Obama, sans doute toutes les banques de Wall Street et, faut-il ajouter, de la City, seraient tombées en faillite, à l’exception (contestable) de JP Morgan Chase !

Nous en concluons, dit la Commission, que « le gouvernement se trouvait très mal préparé pour faire face à la crise et sa réaction inconsistante n’a fait qu’ajouter à l’incertitude et à la panique sur les marchés financiers ».

Ainsi la crise était évitable, ce qui a été fait pour l’éviter a aggravé la situation à terme, la corruption règne et a régné, les effets de levier ont été systématiquement dissimulés dans un jeu à tout va, Wall Street est le premier responsable, mais c’est la responsabilité collective de toute une nation livrée au jeu qui se trouve engagée.

Depuis 2007-2008, les choses ont changé, en pire

L’aspect le plus intéressant et le plus fort du rapport est de montrer que depuis le début de la crise, Wall Street a été temporairement sauvé, mais au détriment du peuple américain et dans une fuite en avant financière autodestructrice.

Le rapport souligne que 26 millions d’Américains sont toujours au chômage, que près de 11 000 milliards de dollars de richesse immobilière s’est évanouie et que les fonds de pension et les comptes d’épargne de toute une vie se sont évaporés. Interrogé sur WNYC, Phil Angelides a ajouté : « Je crois que tout cela montre qu’il y a encore une immense colère dans ce pays, une colère et une grande confusion, sur ce qui a pu amener 4 millions de familles à perdre leur domicile et 13 millions à se trouver encore menacées ; 11 000 milliards d’épargne ont été anéantis et 26 millions d’Américains sont au chômage. Les gens veulent savoir comment cela a pu arriver et pourquoi c’est arrivé. » Le rapport montre comment Citigroup et AIG, respectivement la seconde banque et la principale société d’assurance américaines, ont été sauvées au détriment du contribuable et du citoyen, soumis à des mesures d’austérité, par ce que l’on ne peut qualifier que de magouilles douteuses et mafieuses. Plus de 40 milliards pour que Citigroup reprenne la banque Wachovia et 180 milliards pour que AIG puisse rembourser ses dettes de jeu ont été versés sans réelle contrepartie, et en faveur des autres joueurs, comme 12,9 milliards de dollars pour Goldman Sachs, 11,9 milliards pour la Société générale – en tout, plus de 100 milliards sur le tapis. Beaucoup d’autres exemples sont donnés dans le rapport, dont on peut consulter toutes les pièces sur le site internet [www.fcic.gov.-&gt ;http:/...]

Rien ou presque n’a changé depuis, sauf en pire. En effet, les moyens de jouer les plus criminellement destructeurs restent en place. Il s’agit d’abord, comme le constate la Commission, des produits financiers dérivés échangés de gré à gré, sans le moindre contrôle. Après l’abrogation de la loi Glass-Steagall, le 12 novembre 1999, pour absoudre la fusion entre Citicorp et Travellers (soit une banque de dépôt et une banque d’affaires, investment bank) et permettre toutes sortes d’opérations du même genre par la suite, il a été décidé en 2000 de compléter la dérégulation à tout va en éliminant la réglementation, par la gouvernement fédéral ou les Etats américains, des échanges de produits financiers dérivés. On a pu alors se mettre à jouer avec des effets de levier énormes, de plusieurs fois sa mise. On a ainsi créé les fameux Credit default swaps (CDS), assurances contre la faillite ou le défaut de paiement, utilisés pour les crédits hypothécaires et vendus à la chaîne par AIG, ce qui provoqua ses énormes pertes.

La différence est qu’aujourd’hui, les Etats ayant absorbé la dette toxique des banques, les CDS sont pris sur la dette souveraine des Etats (les bons du Trésor), avec des gains effarants pour les banques parieuses, comme on l’a vu dans le cas de Goldman Sachs vis-à-vis de la dette grecque, et au détriment des peuples écrasés par l’austérité.

L’existence des CDS a permis d’étendre brutalement l’émission d’un autre titre dérivé, les Collateralized debt obligations (CDO). Les CDO sont un produit synthétique agglomérant de nombreuses créances de tout ordre, qui constituent des paris sur la performance de titres réellement liés à des hypothèques. Ils ont amplifié les pertes dues à l’effondrement de la bulle immobilière en permettant des paris multiples sur les mêmes titres hypothécaires et ont fortement contribué à les répandre à travers tout le système financier.

Aujourd’hui, Glass-Steagall n’a pas été rétabli, les produits dérivés négociés de gré à gré ne sont toujours par réellement contrôlés et plus que jamais, les établissements financiers échappent au prétendues régulations qui leur sont imposées en passant dans « l’économie de l’ombre » (le shadow banking et les dark pools), où ils opèrent en sponsorisant directement ou indirectement des joueurs dépendant d’elles. Les lecteurs les plus âgés se souviennent peut-être d’un film intitulé « Macao, l’enfer du jeu ». Eh bien, nous y sommes, sauf que les Macao se sont multipliés autant que les impulsions électroniques des joueurs ! Joseph Stiglitz a comparé les réformes de l’administration Obama à un fromage de gruyère, français et non pas suisse, car elles sont pleines de trous.

En effet, si l’on a bien créé un organe chargé de surveiller les risques systémiques, le Financial systemic oversight councel, celui-ci sera notamment composé du secrétaire au Trésor, actuellement Timothy Geithner, du président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, et des autorités existantes de surveillance des marchés. C'est-à-dire exactement les mêmes individus et institutions dont la Commission Angelides dénonce la culpabilité dans l’extension de la crise. Comme si on nommait des renards pour surveiller les bonnes mœurs du poulailler ! De plus, si la loi Dodd-Frank approuvée par Obama interdit en principe aux banques de dépôt de jouer avec leurs capitaux propres et l’argent que leur fournit l’Etat à un taux d’intérêt pratiquement nul, en fait elle leur laisse la possibilité d’investir jusqu’à 3 % de leurs capitaux dans les fonds spéculatifs et autres sociétés de capital investissement, en prenant pour définition de ces capitaux, non leurs capitaux propres stricto sensu, mais ce qu’on appelle le Tier 1, définition beaucoup plus large. Ainsi, les banques pourront investir, derrière la feuille de vigne, encore plus de leurs liquidités, obtenues grâce à la complaisance de l’Etat, dans les hedge funds spéculatifs et les fonds de capital investissement, avec des effets de levier inchangés ! Les banques pourront conserver leurs départements gérant les opérations de produits dérivés (swaps) et la Commission américaine sur les échanges de dérivés sur matières premières (US Commodity futures trading Commission) a même annoncé que, dans le cadre de la « réforme » Dodd-Frank, elle n’allait mettre aucune limite aux échanges de produits financiers dérivés sur les matières premières au cours de l’année 2011. Cela au moment où les spéculations sur les denrées alimentaires provoquent des émeutes contre la cherté de la vie partout dans le monde et où le prix du cuivre explose à des niveaux jamais vus !

La Commission Angelides met ainsi en pleine lumière la fraude de la réforme Dodd-Frank-Obama. C’est ce qu’avait fait auparavant la démocrate larouchiste Rachel Brown en dénonçant la culpabilité de Barney Frank au cours des primaires démocrates du 4e district du Massachusetts. Elle a montré que celui-ci a toujours défendu la dérégulation du système financier et a bénéficié du financement des grandes banques de Boston impliquées dans les spéculations rendues possibles par cette dérégulation.

Utiliser le rapport Angelides pour se mobiliser en France et en Europe

Interrogé sur CNBC, Angelides a souligné : « Ce qui est frappant, c’est combien peu les choses ont changé depuis 2008. » Puis il ajouta que « les mêmes facteurs de risque demeurent ». Enfin, lorsqu’il lui a été demandé si « cela pourrait de nouveau arriver », il a répondu : « Absolutely ! »

Cela intéresse bien entendu directement la France et l’Europe, car la dérégulation généralisée a propagé partout, de proche en proche, les effets du vice financier. Dans ces conditions, seul un Glass-Steagall global, partant des Etats-Unis et de l’Europe, est de nature à arrêter la course folle qui conduit à la désintégration du système, entraînant avec elle la destruction de l’économie productive, de l’emploi et de la création humaine.

Glass-Steagall n’est pas une technique dans le système pour sauver le système, mais le moyen d’en sortir. Le défi n’est pas de réguler un système qui s’est déjà condamné lui-même ! En privant le secteur financier des ressources pour spéculer, Glass-Steagall établit le principe d’une faillite ordonnée des spéculateurs, puis, en éliminant la prolifération d’effets toxiques polluants, il créera les conditions pour une reprise de l’économie mondiale en permettant de réorienter les flux financiers vers le travail et la création humaine. Il s’agit de la piste de décollage d’une plateforme de développement nouvelle, dans les domaines à la fois économique, politique, social et culturel.

La Commission Angelides permet d’ouvrir cette porte en Europe. Or, jusqu’à aujourd’hui, les socialistes et les communistes ont bien présenté deux timides amendements visant à « étudier l’opportunité et la faisabilité d’une séparation, en France, des activités de dépôt et d’investissement des banques », mais ne se sont pas insurgés lorsque le gouvernement a balayé leurs textes d’un revers de la main. Cela montre deux choses. D’une part, l’hypocrisie absolue de Nicolas Sarkozy et de Christine Lagarde lorsqu’ils parlent de changements dans le système financier et monétaire international. Ils ne veulent tout simplement changer que les détails pour sauver les intérêts de ceux qui les ont fait princes. D’autre part, malgré les convictions d’un Michel Rocard ou d’un Pierre-Alain Muet, les socialistes se montrent d’une timidité étonnante. Rappelons à ce propos que c’est Jacques Delors, ministre de l’Economie et des Finances de François Mitterrand, qui, [par la loi bancaire 84-46 du 24 janvier 1984, abrogea la loi du 2 décembre 1945->http://www.cheminade2012.fr/Le-Glas...] et fit ainsi disparaître la distinction fondamentale des activités bancaires sous le titre unique « d’établissements de crédit », les libérant ainsi de toute contrainte sur l’origine et l’investissement de leurs ressources. Mieux encore, Barney Frank, l’homme lige de Wall Street, est l’interlocuteur sur ces sujets de Philippe Cordery, chargé du secrétariat du Parti socialiste européen (PSE). Là, on doit dire qu’un grand nettoyage de printemps doit avoir lieu de toute urgence, car il ne suffit pas d’avoir écarté du PSE les partis de MM. Ben Ali et Moubarak, qui en étaient membres « honorables ». Il reste à faire l’essentiel pour nettoyer les écuries d’Augias.


Conclusion

Comme il apparaît bien que les partis établis, malgré la bonne volonté de certains de leurs membres, ne sont pas de nature à changer un ordre de choses qui nous mène à un terrible désastre, il faut que les peuples se saisissent du rapport Angelides comme d’une arme. Ils doivent le présenter à leurs élus, partout où ils le peuvent, en exigeant que les révélations de ce rapport soient utilisées pour définir une autre politique que celle d’un suicide social collectif. Les actions des départements, des entreprises et des travailleurs qui ont été lésés dans leur existence même doivent ainsi être coordonnées pour donner un sens commun à leur colère, en formant une nouvelle Résistance. C’est pour la bâtir que nous nous battons ici, en espérant que la France puisse redevenir catalyseur et inspiratrice, afin que la campagne présidentielle ne soit ni un pensum pessimiste ni un déballage de démagogies, mais un débat sur de vraies idées, dès aujourd’hui.
 
Jacques Cheminade

Le Dessous des cartes - Entre terre et mer

http://www.arte.tv
Recherches et écriture: LEPAC / Jean-Christophe Victor
Réalisation : Didier Ozil
Graphisme : Frédéric Lernoud
PERMALINK
Vaste territoire où se concentrent : les populations et les enjeux économiques des installations touristiques, portuaires et aquacoles, le littoral est aussi une zone très fragile, soumise aux aléas climatiques et écologiques.
« Entre-deux » encore peu connu, il fait aujourd’hui l’objet, en Europe, d’un grand travail de cartographie haute définition, décliné en France sous le nom de Litto 3D.

  • Les naufrages de l’Erika et du Prestige
  • Les littoraux français
  • Des littoraux de plus en plus peuplés
  • Des littoraux sous pression
  • Le Golfe du Morbihan selon le SHOM
  • Le Golfe du Morbihan selon l’IGN
  • Le “zéro de la carte”
  • Une définition commune de la “zone littorale”
  • Le projet “Litto 3D” : la presqu’île du Morbihan
  • Le projet “Litto 3D” : l’île de Mayotte

Les naufrages de l’Erika et du Prestige

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Les naufrages de l’Erika et du Prestige
L’Union européenne a une zone littorale très étendue, de près de 95 500 km linéaires. Et avec les naufrages des cargos pétroliers Erika en 1999, puis celui du Prestige en 2002, on a pris conscience en Europe de la méconnaissance d’une zone située comme entre terre et mer, une zone pas bien cartographiée.

 Pourquoi cette description si technique et si précise ?
Et bien, d’abord ce projet concerne des zones à forte densité d’occupation des sols et des zones qui sont fragilisées par les constructions et par les pollutions.
Deuxièmement, une carto 3D à une si grande échelle, c’est un petit peu une première, on peut donc espérer que la technologie pourra être exportée.
Et puis troisièmement, cela révèle une prise de conscience, la prise de conscience des dangers et des menaces qui pèsent sur les côtes à cause du changement climatique et des risques de montée des océans.
On ne pourra bien anticiper la montée des océans qu’avec des instruments de mesure précis.
Et bien, c’est l’un des buts du projet que je vous ai décrit aujourd’hui.
 
DIRECT LINK 

samedi 26 février 2011

Le Peuple de l'herbe - Live au Paléo Festival Nyon

http://www.lepeupledelherbe.net/cm/disco/live%20350x390.jpg

http://www.lepeupledelherbe.net

http://www.myspace.com/lepeuple

Origine du Groupe : France

Style : Alternative Fusion , Hip Hop , Ragga , Electro , Drum & Bass , Electro Rock , Electro Dub

Sortie : 2010

 



Le Peuple de l'herbe, Paléo Festival Nyon (concert complet)

envoyé par paleo

 

Par http://yeah.paleo.ch



C’est bien en live qu’on déguste Le Peuple de L’Herbe. Dub, électro, hip hop, rock, drum’n’bass, black music, latino, ces concasseurs effrénés de sons, beats et rythmes, se soucient peu des
frontières et balancent leurs samples accrocheurs pour faire danser les corps et survolter les esprits. Depuis “Triple Zéro” qui posait les bases de leur musique azimutée inclassable, le
collectif lyonnais, toujours aussi radical, n’a pas ralenti le tempo et vient de lâcher sa 5e bombe sonore, “Tilt”, aux propos toujours aussi enragés avec rythmique lourde et vocaux brûlants
portés par JC 001 et Sir Jean. Feu ! 

 

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Amon Tobin - Chaos Theory Remixed

http://ninjatune.net/files/images/amon-tobin/two/5021392659299.jpg

http://www.amontobin.com

http://www.myspace.com/tobinamon

Origine du Groupe : U.K

Style : Electro , O.S.T

Sortie : 2011


Par matthieu  pour http://www.mowno.com



2005. Une époque pas si lointaine ou le phénomène Kinect relevait, au pire du rêve, au mieux de la science fiction. Une époque ou le domaine des jeux vidéo n’en finissait pourtant déjà plus de se
surpasser, et offrait quelques opportunités d’avenir à une industrie musicale en crise, en missionnant quelques uns de ses représentants les plus aptes à faire un pas vers lui. En se chargeant de
la bande son de “Splinter Cell Chaos Theory“, alors un des jeux d’espionnage les plus en vue du moment, Amon Tobin n’avait pas manqué de prouver à quel point il en était capable.

Six ans plus tard, à l’exception d’un inédit d’ouverture frappé par la foudre dubstep et d’un “Splinter Cell Conviction Theme Menu” posé à mi-parcours, il délaisse sa matière première, et la met
à la disposition de quelques homologues motivés à l’idée de la retravailler. Autant le dire illico: en partant avec de si bons atouts, manquer le coche devenait une tâche plutôt ardue. Du coup,
“Chaos Theory Remixed” échappe aux pièges qu’on a l’habitude de croiser au sein de ce genre d’exercice, qu’il s’agisse d’un nombre trop important de revisites sans intérêt, ou surtout d’un manque
fatal de cohérence. Et pour cause, toutes les sonorités de base choisies par Amon Tobin restent ici la garantie d’un fil rouge incassable, qu’on décide de le mettre en pelote ou de le
tricoter.



Forcément, certains comme Lorn ou Daedelus s’en sortent mieux que d’autres qui laisseraient presque l’impression de ne pas être allés jusqu’au bout de leurs idées (Kid Koala, Eskmo); quelques
malins en profitent aussi pour surprendre et s’éloigner de leur registre habituel. C’est notamment le cas de The Qemists sur leur remix de “El Cargo”, à mille lieux de leur habituelle drum n’bass
savonneuse qui remonte inévitablement à la surface ensuite sur le néanmoins efficace “Displaced”. Toujours est-il qu’aucun des contributeurs n’a eu le mauvais goût de découdre cette appréciable
homogénéité à trop vouloir imposer sa patte. C’est l’élément déterminant qui fait que “Chaos Theory Remixed” s’écoute avec le même plaisir qu’un véritable album.


Tracklist :      

01 Breaking Protocol

02 El Cargo (The Qemists Remix)

03 Kokubo Sosho Stealth (Daedelus Remix)

04 Displaced (The Qemists Remix)

05 The Lighthouse (King Cannibal Remix)

06 The Clean Up (Lorn Remix)

07 Ruthless (Kid Koala Remix)

08 Splinter Cell Conviction Theme Menu

09 Kokubo Sosho Battle (Daedelus Remix)

10 Ruthless Reprise (Eskmo Remix)

11 Hokkaido (Lorn Remix)

12 Theme From Battery (King Cannibal Remix)



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James Blake - James Blake

http://www.moimateo.com/wp-content/uploads/2011/02/james-blake-album-cover.jpg

http://jamesblakemusic.com

http://www.myspace.com/jamesblakeproduction

Origine du Groupe : U.K

Style : Electro , Dubstep , Downtempo , Experimental

Sortie : 2011


par Williams Fonseca-Baeta  pour http://www.feuavolonte.com



Dans un flou artistique à l’image de sa musique, James Blake se présente sur la couverture de son premier album éponyme, le visage mué par l’expérience. Après trois excellents minialbums sortis
en 2010, le jeune londonien livre une prestation sincère alliant les multiples facettes du dubstep au minimalisme d’un rock à la the XX.



Encore indéfini, le dubstep est un style musical représentatif de son époque. Fluctuant à mesure que les technologies se renouvèlent, le courant brise les étiquettes qu’on lui octroie en se
camouflant dans toutes les faunes musicales actuelles. Les discothèques en sont férues et les producteurs tentant le genre sont de plus en plus nombreux. Motivés par l’essor du style, des
artistes comme les discs jockeys Benga, Skream et Rusko ont transformé Londres, en l’espace de quelques années, en une grande pépinière de musiciens spécialisés dans le dub.



Âgé uniquement de 22 ans, James Blake a découvert le genre dans les discothèques de la City. Étudiant alors en musique, le jeune Anglais alterne sa vie entre les pistes de danse et les pistes
sonores digitales de son ordinateur. Il sort en 2010 CMYK, un minialbum dubstep à saveur plus soul, lui attirant la sympathie de quelques compagnies de disques et de critiques comme Pitchfork.
Sur son troisième opus Klavierwerke,  James Blake ajoute sa voix ainsi que quelques harmonisations instrumentales à sa plume musicale.



C’est dans ce même opus que le londonien s’aventure sur une reprise de Limit To Your Love de la chanteuse canadienne Feist, l’interprète du succès 1234. La reprise fond les divers styles de
l’artiste sous une même enseigne. Au son d’un piano, Blake chante tendrement la chanson avec une influence soul, rappelant les airs de Tracy Chapman et la voix de Justin Vernon. Il ajoute au
morceau un clin d’œil dub se traduisant par un silence interrompu par une basse très grave amplifiant l’aspect dramatique de la pièce. La reprise s’est avérée importante pour la suite du
cheminement de l’artiste, puisque sur son premier disque James Blake reprend la recette de Limit To Your Love et crée un album unique mélangeant soul et dub dans un flou artistique peu
commun.



Unluck débute l’album avec une lente procession électronique. Les sons utilisés vont de claviers enivrants pour les oreilles sensibles à des rythmes de percussions saccadés influencés de dub.
James Blake y chante de manière mélancolique, chose qu’il fera tout au long de l’opus. Il poursuit son blues sur la fascinante Wilhems Scream. Le titre de ce morceau vient du nom de l’extrait
sonore d’un cri de mort ayant été utilisé à maintes reprises dans des scènes de films. Pour colorer l’image, James Blake utilise dans le morceau le son d’une goutte s’échouant dans le vide. « I
don’t know about my love anymore, all that I know is that I’m fallin’, fallin’ fallin’, might as well fall in», chante-t-il au son de chaque goutte.



La pièce To Care (Like You) est le moment le plus expérimental de l’album. James Blake combine à nouveau ses talents de dub, mais cette fois dans une ambiance lugubre pouvant laisser quelques
frissons au passage. Il modifie sa voix vers une tonalité aigüe et profite durant quelques silences pour harmoniser sa voix sans l’aide d’instruments ou d’extraits digitaux. L’expérience
édifiante démontre tout le talent du jeune anglais. N’essoufflant jamais sa technique, il démarque autant sa voix que son génie musical.



Sur la compilation de dubstep Blow Your Head de Diplo, ex-époux et producteur de la chanteuse sri-lankaise M.I.A., James Blake est présenté comme une énigme. « Sa musique est unique, toutes les
fois que je mets un de ses disques, je me surprends à découvrir le trajet musical qu’il emploie », affirme Diplo. Il est vrai que le londonien ne finit jamais de surprendre par ses harmonisations
floues, mais fluides. Un peu à l’image de celui qui les conçoit.



Tracklist :

01. Unluck (3:03)

02. Wilhelms Scream (4:36)

03. I Never Learnt To Share (4:52)

04. Lindesfarne I (2:42)

05. Lindesfarne II (2:59)

06. Limit To Your Love (4:40)

07. Give Me My Month (1:53)

08. To Care (Like You) (3:54)

09. Why Don’t You Call Me (1:36)

10. I Mind (3:34)

11. Measurements (4:20)



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DJ DemonAngel - February MIX 2011

http://assets.podomatic.net/mymedia/thumb/1421929/285%3E_4070146.jpg

http://djdemonangel201101.podomatic.com

Origine du Groupe : France

Style : MIX , Abstract Hip Hop , Afrobeat , Alternative Fusion , Alternative Rock , Ambient , Blues , Concert , Dancehall , DemonAngel , Disco , DJ , Downtempo , Drum and Bass ,
Dub , Electro , Electro Dub , Folk , Funk , Gospel , Groove , Hard Rock , Hip Hop , IDM , Jazz , live , Mix , New Jazz , Other , Piano , Podcast , Pop , Pop Folk , Pop Rock , Punk , Ragga , Rap ,
Rap Fusion , Reggae , Rock , Ska , Soul , Spoken Word , Trip Hop , World Music ...

Sortie : 2011





 

TRACKLIST :

01 - Biri Biri - Wrong Way

http://bbpiratesradio.over-blog.com/article-biri-biri-biri-biri-62137804.html

02 - Nick Cave and Warren Ellis - The Journey

http://bbpiratesradio.over-blog.com/article-nick-cave-and-warren-ellis-white-lunar-51641990.html

03 - Le Parasite - Onde Parallele - Regulation

http://bbpiratesradio.over-blog.com/article-le-parasite-instrumental-67035154.html

04 - Susheela Raman - Vel Undu

http://bbpiratesradio.over-blog.com/article-susheela-raman-vel-66356209.html

05 - Buck 65 - Whispers Of The Waves

http://bbpiratesradio.over-blog.com/article-buck-65-20-odd-years-66605614.html

06 - El Combo Linga - Daquipaya

http://bbpiratesradio.over-blog.com/article-el-combolinga-mira-que-bien-65342167.html

07 - Asian Dub Foundation - This Land Is Not For Sale

http://bbpiratesradio.over-blog.com/article-asian-dub-foundation-a-history-of-now-67014404.html

08 - Andrea Echeverri - Paciencia

http://bbpiratesradio.over-blog.com/article-andrea-echeverri-dos-66149307.html

09 - Orchestre Baobab - El son te llama

http://bbpiratesradio.over-blog.com/article-orchestre-baobab-baobab-a-paris-vol-1-on-verra-a-66769390.html

10 - Marujita - Selva Negra

http://bbpiratesradio.over-blog.com/article-marujita-marujita-66711684.html

11 - Jerry Gonzalez & The Fort Apac - Creditos Finales

http://bbpiratesradio.over-blog.com/article-v-a-calle-54-63501944.html

12 - Interactivo - Que no pare el pare

http://bbpiratesradio.over-blog.com/article-interactivo-cubanos-por-el-mundo-65946857.html

13 - James Carr - I'm a Fool for You

http://bbpiratesradio.over-blog.com/article-james-carr-a-man-needs-a-woman-64978112.html

14 - Abd Al Malik - Syndiskaliste

http://bbpiratesradio.over-blog.com/article-abd-al-malik-chateau-rouge-61251491.html

15 - Doctor Noodle - Alone (Feat. Alex March)

http://bbpiratesradio.over-blog.com/article-doctor-noodle-psychomachia-59272656.html

16 - Antennasia - Gynoid

http://bbpiratesradio.over-blog.com/article-antennasia-qus-cus-66357380.html

17 - Peau - Breath

http://bbpiratesradio.over-blog.com/article-peau-prmiere-mue-63624891.html

18 - Ludwik Ludwikzon Orkestra - Drei

http://bbpiratesradio.over-blog.com/article-ludwik-ludwikzon-orkestra-komedija-61191146.html

19 - X-makeena - Programmés

http://bbpiratesradio.over-blog.com/article-x-makeena-derriere-l-oeil-65807794.html

20 - Anna Calvi - First We Kiss

http://bbpiratesradio.over-blog.com/article-anna-calvi-anna-calvi-66931790.html

21 - Joan As Police Woman - Flash

http://bbpiratesradio.over-blog.com/article-joan-as-police-woman-the-deep-field-66185467.html

22 - Folk Safari - Balcat

http://bbpiratesradio.over-blog.com/article-folksafari-la-extra-a-ciencia-de-la-maquina-revolvedora-musical-56922514.html

 

Moby - Live - Hotel Tour 2005 (FULL CONCERT)

http://cdn.7static.com/static/img/sleeveart/00/002/961/0000296108_350.jpg

http://www.moby.com

http://www.myspace.com/moby

Origine du Groupe : North America

Style : Alternative , Electro , Pop , Post Punk , Rock , Experimental

Sortie : 2006

Durée : 112min





Moby - Honey Live

envoyé par tartenpion333





 

By  The Wasp   from http://www.amazon.com



Over the years Richard Melville Hall has copped a lot of flack from various music circles. To rave aficionados he's the bastard child who betrayed his roots by disputing the genre's relevance. To
dance purists he's the sell-out who chased the mighty dollar via multiple advertising deals. To lovers of Deep South Negro spirituals he's the man who whored Alan Lomax field recordings for hits
such as Honey, Why Does My Heart Feel So Bad? and Run On. And to Eminem, he's eternally the "36-year-old boy in fag clothing".

It's true that he takes himself to seriously and has confusingly mixed morals when it comes to politics, drug use and animal activism, but Moby's 20 years of music making ensures his live shows
are a blast. From early dance party successes such as the Twin Peaks-sampling Go to his latest David Bowie-aping single Spiders, on the new DVD Live - Hotel Tour 2005 Moby takes his audience
through a diverse range of music styles.

Covering seminal punk, rock and dance tunes such as That's When I Reach For My Revolver, Walk On The Wild Side and Temptation is a risky proposition, but apart from Moby's quivering vocal style
the overall package is solid. Moby's female vocalist Laura Dawn makes her mark on hits Find My Baby, Dream About Me and Feeling So Real, with her pint-sized New York boss doing the rock star
guitarist thing on We Are All Made Of Stars, Bodyrock and Lift Me Up.

As with previous Moby DVDs, value for money comes via a host of extras, this time including Hotel videos (including the bizarre costume animal wife-swapping debauchery of Beautiful), bonus live
tracks, home movies and a remix CD of Moby's latest tracks featuring hot producers Steve Angello, Tiga and Mylo.

Hotel might have been pretty vacant, but Live is a five star stay.

 

Tracklist :

1. Opening Sequence (My Weakness) 0.46

2. Find My Baby 3.59

3. Raining Again 4.02

4. Natural Blues 4.25

5. Spiders 5.08

6. Where You End 3.23

7. In My Heart 4.35

8. Go 4.09

9. That's When I Reach For My Revolver 6.11

10. Temptation 6.48

11. Beautiful 4.55

12. Very 5.17

13. Next Is The E 6.01

14. Porcelain 4.03

15. Dream About Me 3.11

16. Why Does My Heart Feel So Bad? 4.07

17. We Are All Made Of Stars 3.59

18. Slipping Away 4.50

19. Honey 9.14

20. Bodyrock 4.19

21. Lift Me Up 5.39

22. Walk On The Wild Side 4.00

23. Für Elise 3.34

24. Feeling So Real 5.45

hd dvd rw

Hotel Of The Laughing Tree - Terror And Everything After

http://www.newreleasesnow.com/art/Hotel-Of-The-Laughing-Tree--Terror-And-Everything-After.jpg

http://www.hotelofthelaughingtree.com

http://www.myspace.com/hotelofthelaughingtree

Origine du Groupe : North America

Style : Alternative Rock , Indie

Sortie : 2011



By Paul Bogdan from http://www.carillonregina.com



The debut release from Long Island sextet Hotel of the Laughing Tree, Terror and Everything After, can be summarized into two words: “nailed it”. The high-energy, electric pop-rock has an edgy
and upfront feel to it for the majority of the album. Despite boasting fourteen tracks, listener interest is easily maintained throughout the entirety of the record; it’s very dynamic,
encompassing a mixture of rocking electric guitar riffs, hypnotic vocal harmonies, and singing piano arpeggios. Songs feel more linear than cyclical, starting in one place and ending up in
another rather than repeating a verse/chorus/verse template. Nevertheless, Hotel of the Laughing Tree know how to write and place a hook that keeps the audience engaged in the music, as Terror
and Everything After is full of them. That’s probably the biggest strength of this fantastic debut album – the ability to mix a motivated song structure that’s anything but stagnant with catchy
hooks that draw the listener in.







Tracklist :

1. Barnaby Bison’s Blind

2. Another Harvard Renaissance

3. Gods Great Gumball Machine

4. Noah

5. Winchester Devil Grass

6. Weather Maps for Nikolai

7. Sanctuary

8. Gunpowder Falls

9. Bad Canterbury

10. Forging the Family Name

11. Mont St. Michel

12. Ghosts in the Basement

13. Terror and Everything After

14. Lazarus

mp3

Johnny Clegg - Human

http://www.tout-paris.org/wp-content/uploads/2010/10/Johnny-Clegg.jpg

http://www.johnnyclegg.com

Origine du Groupe : South Africa , Zulu Nation

Style : Alternative , World Music

Sortie : 2010



From http://www.amazon.com



Over the last three decades, English-born, South African-raised Johnny Clegg has built a worldwide following through his fusion of his adopted homeland's traditional music with contemporary
instrumentation and accessible lyrics of personal and political expression. Now Clegg has chosen to release Human, his first U.S. CD in 17 years, on the Appleseed label, known for its roster of
musical activists (Pete Seeger, Ireland's Tommy Sands, Buffy Sainte-Marie, Sweet Honey in the Rock and others).



Human builds on Clegg's critically acclaimed, massive-selling success with eleven original songs (and a traditional tune) that epitomize his spirit and intensity through yearningly sung lyrics of
love and turmoil conveyed by kinetic modern musicianship with an ever-present South African lilt. This is a sound that was embraced by millions of fascinated fans of Paul Simon's Graceland and
Peter Gabriel's "Biko" years after Clegg first mixed the ingredients from an insider's point of view.



Clegg's songs portray the possibilities of love during wartime ("Love in the Time of Gaza," "The World is Calling"), the ache of a distant lover ("All I Got is You"), frustration at the lack of
progress in South Africa ("Asilazi," "Congo"), tentative new beginnings ("Here Comes That Feeling Again"), the contrast between "haves" and "have nots" ("Hidden Away Down"), the desire for a
better life ("Gimme the Wonder"), and tribal anecdotes ("Nyembezi," which starts delicately before reaching a savage electric guitar solo at its conclusion, and "Magumede"). Johnny tells these
stories in a yearning tenor, using Zulu and English lyrics and a band that backs his own guitars, keyboards and concertina with dynamically varied, mostly electric instrumentation and strong
pop/rock melodies that retain an ethnic undercurrent.



In the late'70s, Clegg and fellow musician Sipho Mchunu formed Juluka, South Africa's first interracial band, which recorded two platinum and five gold records in their six year span while
defying local airplay censorship and performance bans (and earning Clegg arrests and detentions during Apartheid for violating segregation laws). Clegg continued his Afro/modern fusion with his
next band, Savuka, which shared similar problems at home but established Clegg as an international star abroad, netting the band a Grammy nomination as "Best World Music Album" in 1993 for their
Heat, Dust and Dreams album.



Tracklist :       

1. - love in the timle of gaza (4:42)

2. - the world is calling (3:37)

3. - all i got is you (3:56)

4. - asilazi (4:08)

5. - give me the wonder (3:38)

6. - congo (2:55)

7. - here comes that feeling again (4:19)

8. - hidden away down (3:44)

9. - i know that sound (4:02)

10 - manqoba the victorious (4:50)

11 - nyembezi tears (4:49)

12 - magumede (2:48)

mp3

Lêndi Vexer - The Process Of Disillusion

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http://www.lendivexer.com

http://www.myspace.com/lendivexer

Origine du Groupe : Argentina

Style : Trip Hop

Sortie : 2007



Chroniqué par Camille  Pour http://www.dmute.net

Quand certains groupes lancent leur carrière en fanfare grâce à un titre phare, d’autres doivent passer par la case apprentissage, creusant petit à petit leur trou. Nouveau venu sur la scène
électronique mondiale, le duo argentin Lêndi Vexer a choisi la discrétion pour débuter sa carrière. Après un petit EP en 2004, Nathalie Naveira et Diego Guinazu signent leur premier album, The
Process of disillusion, un trip-hop classique mais redoutablement efficace. Intéressant.



A peine le disque est-il lancé que l'on se remémore les créations de Portishead. Un trip-hop trempé dans un beat lent, accompagné en permanence d'accords de guitare rock et revêtu d’une voix
suave, délicate, qui tranche avec l’agressivité de la musique. A la manière de Beth Gibbons, Nathalie Naveira pose ses textes librement mais transmet moins d’émotions, pas toujours aidée par les
sonorités basses de l’arrière plan.



Attention à sa voix tout de même. Son organe pourrait vous emmener dans un long voyage aérien, amenant à de profondes réflexions, pouvant même aller jusqu’à un début de dépression. Cela seulement
si la fatigue et la lassitude s’emparent de votre corps. Lêndi Vexer est un de ces groupes que l’on écoute quand ça ne va pas fort, qui fait mal à entendre car peu réjouissant, mais dont la
nature triste soulage finalement. Ce pourrait être le cas sur Courtesy Excess, dont les ascensions de cordes ne pourront laisser indifférents les esprits fragiles.



D’autres titres se fondent dans la masse, incapables de s’extirper de l’homogénéité de l’album. Il faut pourtant une base à tout opus, si l’on veut que certains morceaux sortent du lot. Au-delà
de la base homogène, notons le très bon Process of Disillusion. Sensuel, émouvant et tout simplement différent, le morceau est mis en exergue par les arpèges de cordes à l’arrière plan, donnant
un penchant plus rock à un trip-hop relativement minimaliste. Suicidal Adage nous rappelle les origines argentines du duo, la langue espagnole rythmant ce titre, décidément à part dans l’album.
Peut-être l’accent est-il trop mis sur le beat, souvent lourd et parfois encombrant.



Lêndi Vexer doit pourtant progresser dans certaines matières. Le Dj et bassiste devra étoffer son répertoire de samples et diversifier ses créations pour passer en classe supérieure. Prenons
l’exemple de Play Again. Le son façon traineau du Père Noël irrite sérieusement les oreilles, à tel point qu’il gâche le morceau. Le titre n’est peut-être pas étranger à ce choix, mais on peut
retrouver le même sample sur A slow dripping in my brain. Lêndi Vexer est sans doute resté un peu enfant. Le duo de Buenos Aires mérite donc de gagner en maturité, de sortir de cette période
adolescente, où incompris, on s’évertue à remettre la faute sur les autres. Lêndi Vexer tire pourtant son charme de ses petites imperfections, et reste à l’abri des vives critiques qui peuvent
éclabousser les stars d’un moment, jusqu’à causer leur mort. Attention à ne pas vouloir grandir trop vite tout de même.

 







Tracklist :

01 - 11 de Octubre

02 - To play again

03 - A boot doesn't ask, just trample

04 - Courtesy excess

05 - Simple cycle

06 - A slow dripping in my brain

07 - Looking for my time

08 - Burdel

09 - The process of disillusion

10 - Missing time

11 - Suicidal adage (spanish version)

12 - That fish and the bait

13 - La

mp3

vendredi 25 février 2011

Berlin 1885, la ruée sur l'Afrique (Documentaire)

http://videos.arte.tv
Réalisateur : Joël Calmettes
(France, 2010, 85mn)
ARTE F / RBB
PERMALINK

Comment les diplomates occidentaux ont décidé de l'avenir de l'Afrique, fixant les règles de sa colonisation. Un huis clos passionnant reconstitué à partir des minutes de la conférence de Berlin.

 15 novembre 1884. À l'initiative de Bismarck, une conférence internationale réunit à Berlin les représentants de toutes les grandes puissances européennes, ainsi que ceux de l'Empire ottoman et des États-Unis. À l'heure où les visées colonisatrices en Afrique s'intensifient, son objectif est d'organiser le partage du bassin du Congo et, plus généralement, d'établir des règles pour la colonisation du centre de l'Afrique. Car si les Européens se sont depuis longtemps installés le long des côtes, le coeur du continent est encore presque totalement terra incognita et attise les convoitises. Pendant plusieurs semaines, des diplomates qui ne connaissent rien à l'Afrique et n'y mettront jamais les pieds vont y tracer des frontières, au nom du libre commerce et de la mission civilisatrice de l'homme blanc...

Rivalités européennes
Comment raconter les âpres négociations d'une conférence du XIXe siècle aujourd'hui tombée dans l'oublin ? Il n'y a aucun film d'archive de la conférence de Berlin (le cinéma naîtra quelques années plus tard) et aucune photographie n'y a été prise. En revanche, Joël Calmettes a retrouvé toutes les minutes des débats qui se tenaient alors dans un français impeccable - la langue diplomatique de l'époque. À partir de ces comptes-rendus, il a recréé à l'aide de la fiction les moments clés de la conférence : la rivalité entre Français et Anglais, les manoeuvres du roi des Belges Léopold II, les interventions du célèbre explorateur Henry Morton Stanley, l'influence des diplomates américains, la position subtile de Bismarck, les discours pleins de bons sentiments des représentants belges et portugais (sur l'alcool, l'abolition de l'esclavage)... Ces séquences élégamment mises en scène sont complétées par des éclairages d'historiens européens, américains et africains. L'ensemble montre avec une rigueur implacable la façon dont l'histoire de l'Afrique s'est écrite à Berlin - sans aucun Africain, avec des diplomates se comportant comme des copropriétaires vétilleux, prisonniers de leurs nationalismes et de leurs préjugés.

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Dossier en partenariat avec Slate Afrique

Paroles d'Africains

En partenariat avec le site SlateAfrique, les papiers d'un écrivain et d'un journaliste africains pour éclairer le débat.